Oncfs - Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, ces 365 derniers jours

Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

Sauvegarder et gérer durablement la faune sauvage et ses habitats

Etablissement public sous la double tutelle des Ministères chargés de l’Ecologie et de l’Agriculture, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage remplit cinq missions principales répondant aux axes majeurs de la dernière Conférence environnementale, dans la suite du Grenelle de l’Environnement :

 la surveillance des territoires et la police de l’environnement et de la chasse,
des études et des recherches sur la faune sauvage et ses habitats,
l’appui technique et le conseil aux administrations, collectivités territoriales, gestionnaires et aménageurs du territoire,
 l’évolution de la pratique de la chasse selon les principes du développement durable et la mise au point de pratiques de gestion des territoires ruraux respectueuses de l’environnement,
 l’organisation de l’examen et la délivrance du permis de chasser.



lundi 16 septembre 2019

  • Journée technique nationale Agrifaune 2019

    Journée Technique Nationale Agrifaune

    La Journée Technique Nationale Agrifaune aura lieu le 17 octobre 2019 de 9h00 à 18h00 à l'ONCFS, Domaine de Saint-Benoist, à Auffargis (78).

    Elle est organisée par :

    • L'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture (APCA)
    • La Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles
    • La Fédération Nationale des Chasseurs
    • L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage

    Logos partenaire Agrifaune

    Agrifaune sur le terrain

    La journée s'organisera autour de partages d'expérience du réseau

    Programme :

    • Présentation de matériel : outil de préparation du sol et de semis des bords de champs, barres d'effarouchements
    • Visite des couverts Agrifaune implantés sur le site
    • Mise en pratique du diagnostic des bordures de champs
    • Parcours commenté sur le domaine de Saint Benoist
    • Rencontre avec les animateurs des Groupes Techniques Nationaux Agrifaune et des partenaires sur les stands thématiques : Bords de champs, Entreculture, Viticulture, Machinisme et Pastoralisme, Réseau Dephy et Ecophyto, Observatoire Agricole de la Biodiversité, Enseignement agricole
    • Mini conférences : Actions et résultats de projets de territoire

    A propos du programme Agrifaune

    Né en 2006, le réseau Agrifaune contribue depuis plus de 10 ans au développement de pratiques agricoles qui concilient économie, agronomie, environnement et faune sauvage dans le cadre d'un partenariat « gagnant gagnant » entre agriculteurs et chasseurs.

    Inscription obligatoire

    Pour vous inscrire >>> Formulaire d'inscription

    Pour télécharger le programme et le carton d'invitation

    Pour vous y rendre :

    Adresse :

    Office national de la chasse et de la faune sauvage
    Domaine de Saint Benoist – 5 rue de Saint-Thibaud 78610 Auffargis

    Gare : Gare de Rambouillet
    Des navettes seront mises en place depuis la gare.

    Pour télécharger les informations pratiques au format pdf

    Plan :


mercredi 11 septembre 2019

  • Destruction de rapaces : un délit passible de 150 000€ et 3 ans d'emprisonnement

    Communiqué de presse - 5 septembre 2019

    Destruction de rapaces : un délit passible de 150 000€ et 3 ans d'emprisonnement

    En France, tous les rapaces sont protégés. Ces animaux sont pourtant encore parfois victimes de braconnage. Les inspecteurs de l'environnement de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont auditionné un homme ayant tué une buse variable dans le bocage virois. Il encourt jusqu'à 150 000 € d'amende et 3 ans de prison.

    Buse variable
    Buse variable

    Dans le courant du mois d'août 2019, après quelques jours d'enquête, les inspecteurs de l'environnement de l'ONCFS, ont entendu un jeune chasseur suspecté d'avoir tiré sur une buse variable dans le bocage virois. Le mis en cause a reconnu avoir tué ce rapace depuis son véhicule stoppé sur la voie publique, moteur tournant, faisant fi des règles élémentaires de sécurité. Il était qui plus est sans permis de chasser valable, en période de fermeture de la chasse et sur le terrain d'autrui.

    Considérée à tort comme un concurrent du chasseur pour le petit gibier, la buse est pourtant un rapace qui s'alimente à 90 % de petits rongeurs. Elle contribue ainsi à leur régulation et constitue de ce point de vue un auxiliaire de l'agriculture. La buse est surtout, comme tous les rapaces, protégée depuis 1972.

    Or, la destruction d'espèces protégées constitue un délit. La procédure sera confiée au Tribunal de grande instance de Caen. Outre la confiscation de son arme et le retrait de son permis de chasser, le mis en cause encourt une amende de 150 000 euros et trois ans d'emprisonnement.

    Buse variable saisie
    Buse variable saisie

    L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage peut être contacté pour tout signalement relatif aux atteintes à la faune sauvage ou au milieu naturel au numéro suivant : 02 31 61 98 53 ou par courriel : sd14@oncfs.gouv.fr

    Pour télécharger le communiqué au format pdf :

    PDF - 207.1 ko
    Communiqué de presse - 5 septembre 2019 - Buse variable
    201 Ko


lundi 2 septembre 2019

  • 05. La réserve de Chanteloup

    La réserve de chasse et de faune sauvage de Chanteloup est la seule réserve située dans le Marais d'Olonne, escale migratoire privilégiée sur la façade atlantique. Elle est par ailleurs l'une des seules réserves françaises d'oiseaux d'eau sur laquelle soit implantée une station ornithologique. Ce site présente donc un enjeu fort en termes de protection des oiseaux d'eau.


    Les principales missions menées à Chanteloup sont :

    en terme de recherche :

    • la contribution à la connaissance de la chronologie de la migration et des variations d'abondance des populations d'oiseaux d'eau sur la voie de migration est-Atlantique ;
    • le suivi dynamique des stationnements et de l'écologie de la Spatule et du Courlis corlieu en halte migratoire.


    en terme de conservation :

    • l'accueil de fractions significatives de populations d'oiseaux d'eau du Paléarctique occidental ;
    • la conservation de formations végétales halophiles très localisées, et de l'habitat d'une Libellule menacée en France (Lestes macrostigma).


    en terme de valorisation :

    • l'utilisation des données et de l'expérience acquise localement, pour des missions d'expertise concernant le statut de conservation et l'écologie de populations d'oiseaux d'eau, et la gestion d'habitats ;
    • la Mise en évidence de la richesse de ce type de zone humide et de ce site.

    Contact : Chanteloup, 85340 l'Ile d'Olonne

    Courriel : bertrand.trolliet@oncfs.gouv.fr

    Echasse blanche (Himatopus himantopus), photo Latraube, ONCFS

    Lien vers la page de la Délégation interrégionale Bretagne - Pays-de-Loire

    Lien vers la page d'accueil des espaces protégés de l'ONCFS


mardi 27 août 2019

  • Des chasseurs n'attendent pas l'heure légale pour chasser le gibier d'eau

    Communiqué de presse - 23 août 2019

    Marais de la Dives

    Des chasseurs n'attendent pas l'heure légale pour chasser le gibier d'eau

    La chasse au gibier d'eau a ouvert mercredi 21 août à 6h00, mais tous ne respectent pas cette réglementation. Dans les marais de la Dives, les inspecteurs de l'environnement de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont interpellé 5 chasseurs le 20 août.

    Armes et canards saisis - Crédit ONCFS

    Armes et canard saisis (c) SD14/ONCFS

    Informés de pratiques illégales de la chasse du gibier d'eau dans les marais de la vallée de la Dives (chasse la veille de l'ouverture spécifique), les agents de l'ONCFS ont mené une opération de police au cours de la soirée du mardi 20 août 2019.

    Deux installations de chasse de nuit au gibier d'eau (gabions) ont ainsi été contrôlées. Cinq chasseurs ont été interpellés en infraction pour avoir abattu des canards la veille de l'ouverture. Les armes et les canards prélevés ont été saisis.

    Les mis en cause encourent pour les infractions commises (chasse en temps prohibé, détention et utilisation de munitions interdites : grenaille de plomb et chevrotine) jusqu'à 3 750 euros d'amende, cinq ans de retrait du permis de chasser et la confiscation des armes.

    Le respect des dates d'ouverture de la chasse au gibier d'eau est garant d'un accès équitable pour tous et du vivre semble.

    L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage peut être contacté pour tout signalement relatif aux atteintes à la faune sauvage ou au milieu naturel au numéro suivant : 02 31 61 98 53 ou par courriel : sd14@oncfs.gouv.fr

    Pour télécharger le pdf du communiqué de presse :

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    Communiqué de presse - 23 août 2019 - Heure ouverture gibier d'eau


lundi 26 août 2019

vendredi 23 août 2019

mardi 20 août 2019

  • Captures illicites de passereaux protégés à Mers-les-Bains

    Communiqué de presse - 29 juillet 2019

    Captures illicites de passereaux protégés à Mers-les-Bains

    Les inspecteurs de l'environnement de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont interpellé le jeudi 03 juillet 2019, sur la commune de Mers-les-Bains, un homme qui capturait des chardonnerets élégants, une espèce de passereaux protégée. Il encourt jusqu'à 150 000 € d'amende et 2 ans d'emprisonnement.

    Des investigations menées par les inspecteurs de l'environnement du service départemental de l'ONCFS de la Somme ont permis de mettre un terme aux agissements d'un Mersois. Ce dernier se livrait à la capture de chardonnerets élégants au moyen de cages-pièges spécifiques pour alimenter son élevage illégal. La perquisition opérée au domicile du mis en cause a permis de rendre leur liberté aux oiseaux et les cages-pièges ont été saisies.

    Cages-pièges saisies - Crédit : ONCFS
    Cages-pièges saisies (c) SD80/ONCFS

    En France, tous les passereaux, dont le chardonneret élégant, sont protégés. La capture, la détention, le transport et la commercialisation de spécimens de ces espèces issus du milieu naturel sont interdits. Cependant, très prisés des éleveurs amateurs pour la beauté de leur plumage et de leur chant, certains n'hésitent pas à capturer des chardonnerets élégants dans la nature pour l'élevage et le commerce, participant ainsi à la raréfaction de cette espèce. Cet oiseau connaît actuellement un fort déclin. On enregistre au niveau national une baisse de l'ordre de 40% de ses effectifs. Si cette situation s'explique par de nombreux facteurs comme la modification de ses habitats naturels, la capture dans le milieu naturel contribue également à sa disparition.

    Le parquet du Tribunal de Grande Instance d'Amiens décidera des poursuites à engager à l'encontre de l'habitant de Mers-Les-Bains. Il encourt jusqu'à 2 ans de prison et 150 000 € d'amende.

    Chardonnerets élégants saisis avant d'être relâchés
    Chardonnerets élégants saisis avant d'être relâchés (c) SD80/ONCFS

    Lutter contre les atteintes aux espèces et aux milieux est une priorité de l'ONCFS. Pour tout signalement relatif aux atteintes à la faune sauvage et au milieu naturel, vous pouvez contacter le service départemental (SD) de la Somme au 03.22.27.95.37 / sd80@oncfs.gouv.fr .

    Pour télécharger le pdf du communiqué :

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    Communiqué de presse - 29 juillet 2019 - Capture Mers-les-Bains


mercredi 31 juillet 2019

  • Saisie record de serpents venimeux dans un appartement à Antibes

    Communiqué de presse - 31 juillet 2019

    Saisie record de serpents venimeux dans un appartement à Antibes

    A l'issue d'une enquête qui a duré plusieurs mois, les agents du service départemental des Alpes-Maritimes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont procédé à une perquisition dans un appartement à Antibes sous l'autorité du Procureur de la République de Grasse.

    Dès leur entrée dans l'appartement, ils ont découvert que tout le domicile avait été entièrement aménagé pour détenir des reptiles dans des terrariums. Il y en avait dans pratiquement toutes les pièces, les placards ayant également été aménagés pour héberger des serpents.

    Crotales asiatiques - Crédit photographique : ONCFS
    Crotales asiatiques

    Au total, les inspecteurs de l'environnement de l'ONCFS ont recensé 14 espèces de serpents parmi les plus venimeuses du monde (mamba vert, vipère du Gabon, crotales asiatiques, cobras, etc.). A titre d'exemple, le venin du mamba vert a une rapidité d'action parmi les plus grandes de tous les serpents. Tandis que la vipère du Gabon possède les plus grands crochets des serpents venimeux (5 cm). Les morsures de toutes les espèces qui ont été découvertes sont majoritairement mortelles pour les humains.

    Les inspecteurs de l'environnement ont procédé à la saisie de tous les spécimens dangereux, qui étaient tous détenus illégalement. Ce sont le lieutenant-colonel Véronique Vienet, vétérinaire, et le groupe « sauvetage animalier » des sapeurs-pompiers du SDIS 06 qui ont effectué les manipulations sur ces espèces particulièrement dangereuses, avec un équipement de protection adapté.

    Lappartement était entièrement aménagé en terrariums - Crédit photo : ONCFS
    L'appartement était entièrement aménagé en terrariums

    Il faut savoir que, du fait de leur dangerosité, la détention de ces espèces est soumise en France à une réglementation très stricte. Le propriétaire de ces serpents, qui ne possédait aucune autorisation (certificat de capacité et autorisation d'ouverture) ni aucun justificatif d'origine légale, est passible d'une amende de 150 000 euros et de 2 ans d'emprisonnement. Il sera amené à s'en expliquer lors d'une audition déjà planifiée au Tribunal de Grande Instance de Grasse.

    Pour télécharger le communiqué de presse au format pdf :

    PDF - 337.5 ko
    Communiqué de presse - 31 juillet 2019 - Saisie serpents venimeux


vendredi 26 juillet 2019

  • Création de l'Office français de la biodiversité au 1er janvier 2020 : le logo dévoilé officiellement

    Création de l'Office français de la biodiversité au 1er janvier 2020 : le logo dévoilé officiellement

    Au 1er janvier prochain, les missions, les compétences et les moyens de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) seront regroupés au sein du nouvel Office français de la biodiversité. Le logo du futur opérateur a été dévoilé mardi 24 juillet par Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire.

    Emmanuelle Wargon - Secrétaire d'Etat et Pierre Dubreuil - Directeur préfigurateur dévoilant le logo de l'OFB
    Emmanuelle Wargon, sécrétaire d'Etat auprès de la ministre à la Transition écologique et solidaire
    et Pierre Dubreuil, Directeur général à la préfiguration dévoilant le logo du futur opérateur
    Crédit : Manuel Bouquet - TERRA

    Regroupement de l'AFB et de l'ONCFS

    Après le vote définitif à l'unanimité à l'Assemblée nationale (le 9 juillet) et au Sénat (le 16 juillet), la loi créant l'Office français de la biodiversité (OFB) a été promulguée le 24 juillet par le Président de la République.
    Cet établissement public regroupera 2 700 agents issus de l'AFB et de l'ONCFS (dont 1900 inspecteurs de l'environnement), et disposera d'un budget de 340 millions d'euros. Outre la protection de l'environnement sur le terrain, les agents de ce nouvel opérateur auront également pour mission d'apporter un appui technique, scientifique et financier à l'État, ses établissements publics et les collectivités dans la mise en œuvre des politiques publiques de l'eau et de la biodiversité. La mise en place de l'OFB, est assurée par Pierre Dubreuil, Directeur général de la préfiguration.

    Le nouveau logo dévoilé

    A l'occasion du déplacement d'Emmanuelle Wargon dans la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin-Saint-Pryvé, dans le Loiret, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire a dévoilé devant les médias le nouveau logo de l'Office français de la biodiversité (OFB). Cette identité visuelle a été retenue à l'issue d'une consultation interne des personnels des deux établissements qu'il regroupera.

    En savoir plus :

    > Retrouvez l'ensemble de mesures que prévoit le projet de loi portant sur la création de l'Office français de la biodiversité
    > Consultez le communiqué de presse


jeudi 25 juillet 2019

  • Le rapport d'activité de la Délégation interrégionale Hauts-de-France Normandie vient de paraître

    Le rapport d'activité de la Délégation interrégionale Hauts-de-France Normandie vient de paraître

    "Le présent bilan d'activité retrace plus en détails les différentes activités techniques et de police de la délégation interrégionale au cours de l'année 2018. Il démontre le rôle essentiel et incontournable que joue notre établissement dans les territoires en terme de préservation de la biodiversité au travers des nombreuses missions qui lui sont confiées et pour lesquelles il est attendu, missions qui auront vocation à être poursuivies au travers du futur Office français de la biodiversité."

    Pour télécharger le rapport - Cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Au sommaire

    Le mot du délégué interrégional
    L'année 2018 en images
    L'ONCFS, un établissement public acteur clef de la biodiversité
    La délégation interrégionale Hauts-de-France Normandie

    Une police spécialisée au service de l'environnement

    Le bilan des missions de police en 2018
    Les partenariats au coeur des missions de police
    La sécurité à la chasse

    L'expertise au service de la faune sauvage

    Le suivi des populations
    Agrifaune, Sylvafaune et le dispositif de suivi des bocages
    L'équilibre écosystèmes/espèces exotiques envahissantes ou espèces autochtones à problème
    Les espaces protégés propriétés de l'ONCFS
    Le suivi sanitaire de la faune
    L'expertise au service du débat public
    Le partage des connaissances

    Les bilans d'activité des services départementaux

    Service départemental de l'Aisne
    Service départemental du Calvados
    Service départemental de l'Eure
    Service départemental de la Manche
    Service départemental du Nord
    Service départemental de l'Oise
    Service départemental de l'Orne
    Service départemental du Pas-de-Calais
    Service départemental de Seine-Maritime
    Service départemental de la Somme

    PDF - 8.9 Mo
    Rapport d'activité Délégation interrégionale Hauts-de-France Normandie


  • Emmanuelle Wargon s'est rendue aujourd'hui à Mareau-Aux-Prés dans le Loiret pour dévoiler le logo du futur Office français de la biodiversité (OFB) et aller à la rencontre des agents qui préfigurent ce nouvel opérateur

    Communiqué de presse - Paris le 24 juillet 2019

    Logo du Ministère de la transition écologique et solidaire

    Emmanuelle Wargon s'est rendue aujourd'hui à Mareau-Aux-Prés dans le Loiret pour dévoiler le logo du futur Office français de la biodiversité (OFB) et aller à la rencontre des agents qui préfigurent ce nouvel opérateur.

    Logo de l'OFB - Office français de la Biodiversité

    Après le vote définitif à l'unanimité à l'Assemblée nationale (le 9 juillet) et au Sénat (le 16 juillet), la loi créant l'Office français de la biodiversité va être promulguée très prochainement. Elle prévoit la mise en place d'un grand opérateur au 1er janvier 2020, regroupant les missions, les compétences et les moyens de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l'Office français de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

    Cet établissement public regroupera 2700 agents avec un budget de 340 millions d'euros. Avec près de 1900 agents nommés « inspecteurs de l'environnement » qui travailleront sur le terrain pour protéger la nature et aider au bon développement de la biodiversité, l'établissement sera représenté sur tous les territoires et tous les écosystèmes, y compris ultra-marins.

    Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire est allée dans la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin-Saint-Pryvé, dans le Loiret, à la rencontre des agents qui préparent au plus près du terrain la mise en place de ce nouvel établissement, sous la direction du préfigurateur, Pierre Dubreuil.
    À l'occasion de ce déplacement, Emmanuelle Wargon était accompagnée de Barbara Pompili (Députée de la Somme, Présidente de la commission développement durable et rapporteure du projet de loi à l'Assemblée Nationale), de Stéphanie Rist (Députée du Loiret), de Bérangère Abba (Députée de la Haute-Marne), d'Alain Perea (député de l'Aude) ainsi que de Jean-Claude Luche (Sénateur de l'Aveyron et rapporteur du projet de loi au Sénat).

    Les agents ont pu présenter à la ministre la variété de leurs missions comme celle de la police de l'environnement qui vise à lutter contre les atteintes à la ressource en eau et aux milieux naturels. Ou encore celle du respect de l'interdiction de la circulation des véhicules terrestres à moteur (quad, motocross, etc.) dans les espaces naturels.
    La loi créant l'Office français de la biodiversité (OFB) a par ailleurs renforcé leurs prérogatives de police judiciaire pour que les agents puissent conduire leurs enquêtes du constat de l'infraction jusqu'à l'orientation de poursuites une fois leurs investigations terminées. Les agents exercent également des missions de connaissance et d'expertise sur la biodiversité, illustrées dans la réserve naturelle par l'identification d'habitat du castor, des oiseaux comme les sternes ou encore la mesures des assecs (état d'une rivière ou d'un étang qui se retrouve sans eau) des cours d'eau et des phénomènes de développement d'algues, critiques en période de sécheresse.

    Retrouvez l'ensemble de mesures que prévoit le projet de loi portant création de l'Office français de la biodiversité, modifiant les missions des fédérations des chasseurs et renforçant la police de l'environnement ici.

    Grâce à l'expertise de terrain de ce nouvel établissement, il aura également pour mission d'apporter un appui technique, scientifique et financier à l'État, ses établissements publics et les collectivités dans la mise en œuvre des politiques publiques de l'eau et de la biodiversité. À ce titre, il poursuivra la constitution d'Agences régionales de la biodiversité avec les Régions, à l'instar de celle mise en place en région Centre Val-de-Loire. L'Office français de la biodiversité (OFB) sera chargé de la gestion d'espaces naturels, tels que les parcs naturels marins ou les réserves de chasse et de faune sauvage, et apportera un appui technique aux gestionnaires d'espaces naturels, tels que la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin-Saint-Pryvé.

    Enfin, il accompagnera la mobilisation de l'ensemble de la société, notamment les citoyens et les acteurs économiques sur les enjeux de biodiversité.
    Emmanuelle Wargon en a aussi profité pour dévoiler le logo de l'Office français de la biodiversité, présent en en-tête de ce communiqué et qui a été retenu à l'issue d'une consultation des personnels des deux établissements qu'il regroupera (AFB et ONCFS).

    Emmanuelle Wargon et Pierre Dubreuil dévoilant le logo de l'OFB

    La secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon et Pierre Dubreuil, Directeur général de la préfiguration, ont dévoilé le logo de l'OFB
    Credit : Manuel Bouquet / TERRA

    Retrouvez le communiqué en ligne sur le site du Ministère de la Transition écologique et slidaire

    ____________________________

    Contact presse : 01 40 81 78 31
    www.ecologique-solidaire.gouv.fr
    @Min_Ecologie


  • Emmanuelle Wargon s'est rendue à Mareau-Aux-Prés dans le Loiret pour dévoiler le logo du futur Office français de la biodiversité (OFB)

    Communiqué de presse - Paris le 24 juillet 2019

    Logo du Ministère de la transition écologique et solidaire

    Emmanuelle Wargon s'est rendue à Mareau-Aux-Prés dans le Loiret pour dévoiler le logo du futur Office français de la biodiversité (OFB) et aller à la rencontre des agents qui préfigurent ce nouvel opérateur.

    Logo de l'OFB - Office français de la Biodiversité

    Après le vote définitif à l'unanimité à l'Assemblée nationale (le 9 juillet) et au Sénat (le 16 juillet), la loi créant l'Office français de la biodiversité va être promulguée très prochainement. Elle prévoit la mise en place d'un grand opérateur au 1er janvier 2020, regroupant les missions, les compétences et les moyens de l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l'Office français de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

    Cet établissement public regroupera 2700 agents avec un budget de 340 millions d'euros. Avec près de 1900 agents nommés « inspecteurs de l'environnement » qui travailleront sur le terrain pour protéger la nature et aider au bon développement de la biodiversité, l'établissement sera représenté sur tous les territoires et tous les écosystèmes, y compris ultra-marins.

    Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire est allée dans la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin-Saint-Pryvé, dans le Loiret, à la rencontre des agents qui préparent au plus près du terrain la mise en place de ce nouvel établissement, sous la direction du préfigurateur, Pierre Dubreuil.
    À l'occasion de ce déplacement, Emmanuelle Wargon était accompagnée de Barbara Pompili (Députée de la Somme, Présidente de la commission développement durable et rapporteure du projet de loi à l'Assemblée Nationale), de Stéphanie Rist (Députée du Loiret), de Bérangère Abba (Députée de la Haute-Marne), d'Alain Perea (député de l'Aude) ainsi que de Jean-Claude Luche (Sénateur de l'Aveyron et rapporteur du projet de loi au Sénat).

    Les agents ont pu présenter à la ministre la variété de leurs missions comme celle de la police de l'environnement qui vise à lutter contre les atteintes à la ressource en eau et aux milieux naturels. Ou encore celle du respect de l'interdiction de la circulation des véhicules terrestres à moteur (quad, motocross, etc.) dans les espaces naturels.
    La loi créant l'Office français de la biodiversité (OFB) a par ailleurs renforcé leurs prérogatives de police judiciaire pour que les agents puissent conduire leurs enquêtes du constat de l'infraction jusqu'à l'orientation de poursuites une fois leurs investigations terminées. Les agents exercent également des missions de connaissance et d'expertise sur la biodiversité, illustrées dans la réserve naturelle par l'identification d'habitat du castor, des oiseaux comme les sternes ou encore la mesures des assecs (état d'une rivière ou d'un étang qui se retrouve sans eau) des cours d'eau et des phénomènes de développement d'algues, critiques en période de sécheresse.

    Retrouvez l'ensemble de mesures que prévoit le projet de loi portant création de l'Office français de la biodiversité, modifiant les missions des fédérations des chasseurs et renforçant la police de l'environnement ici.

    Grâce à l'expertise de terrain de ce nouvel établissement, il aura également pour mission d'apporter un appui technique, scientifique et financier à l'État, ses établissements publics et les collectivités dans la mise en œuvre des politiques publiques de l'eau et de la biodiversité. À ce titre, il poursuivra la constitution d'Agences régionales de la biodiversité avec les Régions, à l'instar de celle mise en place en région Centre Val-de-Loire. L'Office français de la biodiversité (OFB) sera chargé de la gestion d'espaces naturels, tels que les parcs naturels marins ou les réserves de chasse et de faune sauvage, et apportera un appui technique aux gestionnaires d'espaces naturels, tels que la réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin-Saint-Pryvé.

    Enfin, il accompagnera la mobilisation de l'ensemble de la société, notamment les citoyens et les acteurs économiques sur les enjeux de biodiversité.
    Emmanuelle Wargon en a aussi profité pour dévoiler le logo de l'Office français de la biodiversité, présent en en-tête de ce communiqué et qui a été retenu à l'issue d'une consultation des personnels des deux établissements qu'il regroupera (AFB et ONCFS).

    Retrouvez le communiqué en ligne sur le site du Ministère de la Transition écologique et slidaire

    ____________________________

    Contact presse : 01 40 81 78 31
    www.ecologique-solidaire.gouv.fr
    @Min_Ecologie


mardi 23 juillet 2019

  • Rapport d'activité 2018

    Le rapport d'activité 2018 vient de paraître

    L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage publie chaque année un rapport rendant compte de l'ensemble de ses missions. Pour cette dernière édition, l'ONCFS a choisi un format concis et opté pour la mise en avant des chiffres clés de chaque direction, offrant ainsi un instantané de la contribution de l'établissement aux politiques publiques de biodiversité.
    Ce rapport fait le point sur les faits marquants et les actions phares de 2018.

    Rapport d'activité 2017 de l'ONCFS
    Rapport d'activité 2018 (Pdf - 4Mo - 12 pages)

    L'ensemble des rapports publiés par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage est consultable à la rubrique "documentation > Rapports".


mercredi 17 juillet 2019

  • Lettre ouverte aux acteurs de la mer

    Lettre ouverte aux acteurs de la mer

    Dans une lettre ouverte datée du 15 juillet, Pierre Dubreuil, Directeur général en charge de la préfiguration de l'Office français pour la biodiversité précise la stratégie future de l'OFB sur la mer.

    Il réaffirme l'importance des missions du futur opérateur dédiées au milieu marin et politiques maritimes et en définit l'organisation. Il y décline les grandes priorités et souligne sa volonté d'inscrire profondément la délégation mer dans les missions de l'OFB. C'est à l'ensemble des acteurs de la mer que le préfigurateur a souhaité s'adresser à la veille de la création du nouvel établissement qui devra être opérationnel dès le 1er janvier 2020. Cette lettre s'inscrit dans le prolongement des échanges qui ont eu lieu début juillet avec les membres du Comité d'orientation Mer.

    Pour télécharger la lettre ouverte - cliquer sur l'image

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lundi 15 juillet 2019

  • Contrat d'objectifs et de performance 2019-2020

    Contrat d'objectifs et de performance 2019-2020

    Pour télécharger le document au format pdf - Cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouelle fenêtre

    Signé le 1er juin 2019 ce quatrième Contrat d'objectifs et de performance – COP- fixe la feuille de route de l'établissement pour la période 2019- 2020.
    Il s'inscrit naturellement dans la perspective de la création d'un nouvel opérateur au 1er janvier 2020 qui réunira l'Office national de la chasse et de la faune sauvage avec l'Agence française pour la Biodiversité au sein de l'OFB, l'office français pour la biodiversité.
    Fruit d'une réflexion menée avec l'ensemble des parties prenantes, les orientations du COP s'organisent autour de 4 axes stratégiques eux-mêmes déclinés en 23 objectifs.

    • Axe 1 : Mettre en œuvre pour le compte de l'État des actions stratégiques en faveur de la biodiversité.
    • Axe 2 : Mettre en œuvre une police de l'environnement et sanitaire au cœur des espaces ruraux.
    • Axe 3 : Apporter une expertise de la faune sauvage et de ses habitats pour une gestion durable de la nature.
    • Axe 4 : Bâtir le service public de l'environnement de demain et préparer la création du nouvel établissement public dédié à la nature.

vendredi 5 juillet 2019

lundi 24 juin 2019

  • 30. Nous contacter

    N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations concernant nos programmes de recherches, pour recevoir des tirés à part de nos publications, ou pour toute question relative à la sarcelle d'hiver.


  • Plus de 60 oiseaux protégés détenus illégalement ont été relâchés en Haute-Ariège

    Communiqué de presse - 24 juin 2019

    Plus de 60 oiseaux protégés détenus illégalement ont été relâchés en Haute-Ariège

    Chardonneret élégant dans les mains d'un agent de l'ONCFS

    Chardonneret élégant

    Suite à des repérages effectués par les inspecteurs de l'environnement de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), trois perquisitions ont été déclenchées entre décembre 2018 et mai 2019 chez des particuliers sur deux communes de la Haute-Ariège (09).
    Ces perquisitions, menées sous l'autorité du Procureur de la République de Foix, ont amené à la découverte de nombreuses cages et volières aménagées contenant un nombre impressionnant d'oiseaux protégés :

    • 12 bouvreuils ;
    • 13 chardonnerets élégants ;
    • 11 verdiers d'Europe ;
    • 4 tarins des aulnes ;
    • 6 pinsons du Nord ;
    • 2 pinsons des arbres ;
    • 7 gros-becs casse-noyaux ;
    • 3 serins cini ;
    • 1 sittelle torchepot ;
    • 1 fauvette à tête noire ;
    • 2 moineaux domestiques ;
    • 1 rouge-queue ;
    • 1 rouge-gorge ;
    • 7 tortues d'Hermann.

    L'ensemble de ces animaux protégés était détenu illégalement, la présence de dispositifs de capture chez l'un des mis en cause faisant peser le soupçon d'un probable prélèvement des oiseaux dans le milieu naturel.
    Lors des opérations, le matériel de capture, ainsi que les animaux, ont été saisis. Les oiseaux ont pu être relâchés dans leur milieu naturel à une période favorable, tandis que les tortues d'Hermann ont été confiées à un centre de soins spécialisé en Haute Garonne.
    Certaines de ces espèces ont subi une baisse dramatique de leurs effectifs dans le milieu naturel : de l'ordre de 40 % pour le chardonneret élégant et de 64 % pour le bouvreuil sur la période 1989 à 2014 (source : programme STOC EPS, synthèse GON).

    Gros-bec casse-noyaux dans les mains d'un agent de l'ONCFS

    Gros-bec casse-noyaux

    La capture et la détention non autorisée de ces oiseaux protégés sont passibles de 2 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende. Le Parquet de Foix entend mener une politique pénale rigoureuse en la matière. Ces infractions constituent en effet des atteintes sérieuses à la biodiversité, sur des populations déjà significativement fragilisées en raison de différents facteurs (modification des milieux naturels, utilisation de produits phytosanitaires, etc.).
    Lutter contre les atteintes aux espèces et aux milieux constitue une des priorités de l'ONCFS. Pour tout signalement relatif aux atteintes à la faune sauvage et au milieu naturel, vous pouvez contacter le service départemental (SD) de l'Ariège au 05.61.65.63.44 / sd09@oncfs.gouv.fr

    Avec ses 1100 inspecteurs de l'environnement, l'ONCFS est le 1er service de police judiciaire de l'environnement, avec plus de 15 000 infractions à l'environnement relevées chaque année, soit 45 à 50 % des infractions environnementales relevées par an.

    À travers notamment son réseau CITES et sa Brigade mobile nationale d'intervention CITES, l'ONCFS constitue l'un des trois principaux services de police français en matière de lutte contre le trafic d'espèces menacées, aux côtés des Douanes et de l'OCLAESP (gendarmerie).

    En Occitanie, les inspecteurs de l'environnement de l'ONCFS ont relevé en 2018 près de 1400 infractions à l'environnement, 283 concernaient la protection de la nature et 66 des trafics d'espèces relevant de la Convention de Washington.

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    Communiqué de presse - 24 juin 2019 - Plus de 60 oiseaux protégés détenus illégalement ont été relâchés en Haute-Ariège


vendredi 21 juin 2019

  • La réserve de chasse et de faune sauvage de Donzere-Mondragon labellisée « liste verte »

    Communiqué de presse - 21 juin 2019

    La réserve de chasse et de faune sauvage de Donzere-Mondragon labellisée « liste verte »

    La Réserve de Chasse et de Faune Sauvage (RCFS) de Donzère-Mondragon, créée en 1954, rejoint aujourd'hui les 14 sites français, situés en métropole et en outre-mer, labellisés « liste verte ». C'est le 2ème territoire géré par l'ONCFS, après la RNCFS d'Orlu, qui reçoit cette distinction.

    Lancée en 2014, la Liste verte des aires protégées de l'UICN est un label international qui vise à reconnaître à travers le monde, des aires protégées qui sont gérées équitablement et efficacement, avec des impacts positifs sur la nature et les sociétés. Au niveau mondial, la Liste verte compte à présent 46 sites labellisés, répartis dans 35 pays, dont 14 sont situés en France métropolitaine et d'outre-mer, faisant de notre pays celui qui rassemble le plus grand nombre de sites lauréats dans le monde.

    La réserve de Donzère-Mondragon est un territoire étonnant et un exemple de renaturation dans la vallée du Rhône, modelé de main d'homme lors de la construction de l'usine hydroélectrique André-Blondel à Bollène. La réserve est constituée d'un canal et de ses emprises. Elle forme un bande étroite d'une vingtaine de kilomètres de long sur 800m de large (1 545 hectares), sur lesquelles la nature, accompagnée par l'Homme, a repris ses droits progressivement. Au fil des années, se sont reconstitués des espaces naturels, et une mosaïque d'écosystèmes abritant des communautés animales et végétales variées, et offrant désormais une biodiversité remarquable à l'intérêt écologique réel, objets de programmes d'études et de recherches.

    C'est aussi un espace où l'intelligence collective a permis de fédérer des moyens, des compétences et de développer un modèle de gestion conciliant les enjeux écologiques et les usages. A l'heure où l'on constate une régression générale de la biodiversité, démontrer qu'une friche industrielle peut redevenir un espace naturel d'importance majeure, intégré dans un environnement très anthropisé, est un vecteur d'espoir en termes de conservation et de préservation de notre environnement.

    Observer comment la nature reprend ses droits dans un environnement fortement perturbé, véritable témoin de la résilience des milieux et des changements climatiques, est tout l'intérêt de ce site, support de nombreuses études scientifiques. La RCFS accueille aujourd'hui une biodiversité à forte valeur écologique avec plus de 600 espèces de flore, 190 espèces d'oiseaux, 45 espèces de mammifères, une quinzaine d'espèces d'amphibiens et de reptiles et plus de 300 espèces d'insectes répertoriés jusqu'à aujourd'hui.

    La réserve est gérée par la délégation interrégionale PACA et Corse de l'ONCFS, en lien étroit avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR).
    En faisant partie de ce réseau grandissant, la réserve sera amenée à participer à une dynamique d'échange avec les autres sites lauréats pour valoriser ses expériences et pour aider les aires protégées qui s'engageront à l'avenir à atteindre les meilleurs standards de gestion et de gouvernance.

    Cérémonie de remise du label

    Le diplôme a été remis par Jean-Philippe Siblet, président du groupe de travail Liste Verte du comité français de l'UICN, en présence de l'ambassadeur à l'environnement, Yann Wehrling et de la directrice générale de l'UICN, Grethel Aguilar.
    De gauche à droite : Grethel Aguilar, directrice générale de l'UICN, Eric Hansen, Délégué PACA Corse de l'ONCFS, Romain Brusson, responsable environnement Compagnie Nationale du Rhône, David Laffitte, Ingénieur ONCFS de la Cellule Technique Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) et Patrick Poyet, Délégué AURA ONCFS.


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    Communiqué de presse - 21 juin 2019 - Liste verte


mercredi 19 juin 2019

  • L'Ourson Douillous en sécurité

    Communiqué de presse - 19 juin 2019

    L'Ourson Douillous en sécurité

    Le 18 juin, à la tombée de la nuit, les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont recapturé l'ourson, échappé depuis lundi de son enclos sur la commune de Saint-Pierre-de-Trivisy (81). L'ourson s'approchait d'une cage avec appât, disposée par les agents de l'ONCFS, lorsqu'un agriculteur l'a aperçu et signalé. Après une course poursuite à travers champs, l'animal a été capturé et conduit en lieu sûr.

    Ourson Douillous

    L'ourson Douillous (c) ONCFS

    Au départ, un ourson en difficulté en Ariège


    Le 10 juin dernier, les services de l'ONCFS ont secouru un ourson en difficulté sur la commune de Couflens (Ariège). L'examen clinique de l'ourson, prénommé Douillous en raison du lieu-dit de son sauvetage, a montré qu'il s'agissait d'un mâle de 8,25kg, né au cours de l'hiver et âgé de 5 mois environ. Anémié et dénutri, mais sans aucune blessure ni symptômes cliniques négatifs (fièvre, essoufflement, prostration), son état de faiblesse ne lui permettait plus de se déplacer correctement.

    Des soins prodigués pour préserver son caractère sauvage

    Ses chances de survie, étant jugées faibles, l'ourson a été capturé, par les agents de l'ONCFS et placé, le 11 juin 2019, chez un capacitaire de Saint-Pierre-de-Trivisy, identifié par les services de la DREAL Occitanie, pour assurer la remise en condition de l'animal. L'établissement choisi présentait de bonnes conditions d'accueil, garantissant la préservation du caractère sauvage de l'individu. L'objectif de retour à la nature exige en effet que l'ourson ne se familiarise pas à la présence humaine durant sa convalescence et qu'il conserve bien sa crainte instinctive de l'Homme. Cette absence d'imprégnation est une condition indispensable à un éventuel relâcher dans les Pyrénées.

    L'ourson, très affaibli, a été confiné pendant 48h pour qu'il se nourrisse et reprenne des forces. Les jours suivants, sa santé s'améliorant, l'ourson a été lâché dans un petit enclos extérieur, sous l'oeil d'une caméra de surveillance. Mais au matin du 17 juin 2019, le capacitaire a constaté que l'ourson n'était plus dans son enclos.

    Les recherches mises en oeuvre

    Les agents du service départemental de l'ONCFS, aussitôt informés et dépêchés sur place, ont constaté qu'une cavité avait été creusée sous le grillage par l'ursidé, lui permettant de s'enfuir. Le grillage rigide était pourtant bétonné au sol. La caméra placée dans l'enclos a filmé l'animal pour la dernière fois le 16 juin à 23h17.

    Dès la mi-journée, trois techniciens accompagnés de leurs chiens créancés pour ce type d'investigations sont arrivés sur place pour débuter les recherches qui ont permis de retrouver deux poils de l'ourson en deux endroits différents, soit un début de piste. Cependant, les conditions climatiques extrêmement chaudes n‘ont pas permis pas aux chiens de suivre cette piste très longtemps.

    De nombreuses actions de recherche ont alors été conduites en parallèle grâce à une coopération de plusieurs services de l'État, dont l'ONCFS, les lieutenants de louveterie, les Gendarmes et les pompiers : remontées de témoignages, installation de caméras automatiques, disposition de cages-pièges, instauration de rondes de surveillance, y compris la nuit.

    Les recherches du 17 juin sont restées infructueuses. Elles ont repris le 18 juin dès 6h du matin pour bénéficier des températures plus fraîches de l'aube. Dans la soirée du 18 juin, comptant sur la faim de l'ourson, les agents de l'ONCFS ont multiplié le nombre de cages-pièges avec des appâts alimentaires. Ce dispositif a finalement eu raison du fugitif.

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    Communiqué de presse - 19 juin 2019 - Ourson Douillous


mardi 18 juin 2019

  • Utilisation d'appâts empoisonnés dans la nature : une pratique interdite, désastreuse pour la biodiversité

    Communiqué de presse - 17 juin 2019

    Utilisation d'appâts empoisonnés dans la nature : une pratique interdite, désastreuse pour la biodiversité

    Recherche d'indices
    Recherche d'indices

    Les Agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont appréhendé début juin un homme utilisant des volailles empoisonnées pour détruire les prédateurs, sur la commune de Franqueville (Somme). Une pratique interdite et très dangereuse. Il encourt jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

    Depuis quelques temps, des empoisonnements d'animaux étaient constatés sur le secteur de Franqueville. Les inspecteurs de l'environnement du service départemental ONCFS de la Somme ont donc engagé une surveillance de la zone concernée.

    L'auteur présumé a rapidement été appréhendé. Un sexagénaire, président de société de chasse, utilisait des volailles empoisonnées comme appâts pour détruire les prédateurs (renards, fouines…). Il a reconnu les faits et indiqué aux inspecteurs qu'il agissait de la sorte depuis trois ans. La substance hautement toxique servant à l'empoisonnement, du Témik, a été saisie par les policiers de l'environnement.

    Ce puissant insecticide, autrefois utilisé en agriculture est interdit depuis 2007. Ce biocide foudroyant a des conséquences désastreuses pour la biodiversité, notamment sur les espèces protégées et la santé humaine. Même à très faible dose, cette substance peut en effet être mortelle pour l'homme.
    L'utilisation détournée d'un biocide est un délit passible de 2 ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

    Plus généralement, il est strictement interdit d'utiliser tout poison pour la régulation des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts (anciennement appelés « nuisibles »). En effet, cette pratique, non sélective, peut tuer toutes sortes d'autres animaux y compris les chats, chiens ou espèces protégées…

    Pour tout signalement relatif aux atteintes à la faune sauvage et au milieu naturel, vous pouvez contacter le service départemental ONCFS de la Somme au 03.22.27.95.37. ou sd80@oncfs.gouv.fr

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    Communiqué de presse - 17 décembre 2018 - Appâts empoisonnés


lundi 17 juin 2019

  • l'ONCFS et l'ONF s'unissent pour protéger les espaces naturels

    Communiqué de Presse – 4 juin 2019

    La nature sous haute surveillance : l'ONCFS et l'ONF s'unissent pour protéger les espaces naturels

    Du vendredi 31 mai au dimanche 2 juin, les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), en partenariat avec l'Office national des forêts (ONF), ont mené une vaste opération de surveillance des milieux naturels de l'est du département de l'Oise, afin de protéger la biodiversité. 24 infractions ont été relevées et 3 braconniers pris en flagrant délit de capture de poissons.

    Barbecue, feux de camp, circulation des véhicules à moteurs dans les espaces naturels (moto-cross, quad, 4x4…), pêche illégale… tous ces actes ont des conséquences directes sur la préservation de la biodiversité, surtout en cette période de reproduction pour une partie de la faune sauvage. C'est pourquoi, du vendredi 31 mai au dimanche 2 juin 2019, de jour comme de nuit, l'ONCFS et l'ONF ont mené une opération de police sur plusieurs sites sensibles du département, notamment en forêt domaniale de Compiègne, au Bois du Roy, à Ormoy-Villers et dans le Bois de Montlognon.

    Contrôle de moto-cross dans le milieu naturel

    Contrôle de moto-cross dans le milieu naturel (c)F. Kerinec/ONCFS

    42 usagers de la nature (pêcheurs et motards) ont ainsi été contrôlés. 24 infractions au code de l'environnement ont été relevées lors de cette opération, dont 5 relatives à la circulation de véhicules à moteur, 15 infractions à la pêche et 4 pour allumage de feu. 3 braconniers ont été pris en flagrant-délit de capture de poissons au filet dans les étangs Saint-Pierre à Vieux-Moulin dans la nuit de samedi à dimanche. Ils devront s'acquitter de plus de 1 000 € d'amende.

    Ce type d'opération est régulièrement menée pour faire prendre conscience aux usagers de leur impact sur l'environnement.

    Quelques rappels sur la réglementation et les sanctions encourues :


    ACTIONS

    SANCTIONS ENCOURUES

    Circulation de véhicules à moteur sur les routes et chemins forestiers interdits (barrières, panneau B0, fossé…)

    Amende forfaitaire de 135 €

    Circulation hors-piste, et chemin non carrossable aux véhicules légers traditionnels

    1500 € et immobilisation du véhicule

    Allumage de feu à moins de 200 mètres des espaces boisés

    Amende forfaitaire de 135 €

    Jet de détritus

    Amende forfaitaire de 68 €

    Dépôt d'immondice à l'aide d'un véhicule

    1500 € et saisie du véhicule

    Infractions à la règlementation de la pêche

    Amendes forfaitaires de 68 € à 135 €

    Divagation de chien susceptible d'entrainer la destruction d'oiseau ou de gibier

    Amende forfaitaire de 135 €

    Pour plus de renseignements concernant la réglementation dans les espaces naturels ou pour tout signalement relatif aux atteintes à la faune sauvage et à l'environnement, contactez le service départemental ONCFS de l'Oise au 03.44.90.07.01 ou sd60@oncfs.gouv.fr.

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    Communiqué de presse - 4 juin 2019 - La nature sous haute surveillance


vendredi 14 juin 2019

jeudi 13 juin 2019

  • Bilan des accidents de chasse survenus durant la saison 2018/2019

    Communiqué de presse – 13 juin 2019

    Bilan des accidents de chasse survenus durant la saison 2018/2019

    Le réseau « Sécurité à la chasse » de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) vient de procéder à l'analyse détaillée des circonstances des accidents répertoriés entre le 1er juin 2018 et le 31 mai 2019.

    Le nombre total d'accidents de chasse relevés durant la saison s'élève à 131, en hausse par rapport à celui de la saison précédente (113 accidents), qui pour mémoire, était le plus bas jamais enregistré. Il reste toutefois en deçà de la moyenne des 10 dernières années (140 accidents par an).

    132 victimes ont été identifiées dont 22 personnes non chasseurs.

    Ces accidents sont majoritairement intervenus lors d'une chasse collective au grand gibier (66%). Cette proportion augmente d'année en année, reflétant l'importance grandissante de la pratique de ce mode de chasse en France.

    Sur les 131 accidents relevés, 7 accidents mortels restent néanmoins à déplorer dont 1 personne « non chasseur », contre 13 la saison précédente (dont 3 victimes non chasseurs).

    Ce chiffre est le plus bas jamais enregistré depuis la création du réseau national sécurité à la chasse en 1997.

    La très grande majorité des accidents mortels restent liés à un manquement aux règles élémentaires de sécurité et en particulier au non-respect de l'angle de sécurité de 30°, à un tir sans identification ou à une mauvaise manipulation de l'arme.

    La proportion de traqueurs à l'origine d'un accident tend à augmenter, imposant une vigilance accrue quant à l'organisation des battues.

    L'attention des chasseurs est également attirée sur l'importance du bon entretien des armes de chasse, les défaillances mécaniques pouvant être à l'origine d'accidents.
    Enfin, à la faveur du double constat d'un étalement urbain et d'une augmentation des concentrations de certaines populations de grand gibier en périphérie des agglomérations, il est rappelé que les enjeux de sécurité sont particulièrement prégnants en milieu péri-urbain.

    L'ONCFS et le monde cynégétique restent activement mobilisés pour réduire l'accidentologie à la chasse, notamment au travers de la formation à l'examen du permis de chasser, de la formation des chasseurs et de la conduite de nombreuses opérations de communication (DVD, posters avec la revue Connaissance de la chasse, articles de presse…).

    Cette année, l'établissement public a noué un partenariat avec Chassons.com et réalisé plusieurs tutoriels vidéos sur le thème de la sécurité à la chasse.
    Le projet de loi en cours de discussion au Parlement devrait également rendre obligatoires plusieurs mesures en matière de sécurité à la chasse dont la signalisation des chasseurs lors des battues au grand gibier, la signalisation des enceintes chassées et la remise à niveau des chasseurs tous les 10 ans en matière de sécurité.

    Evolution du nombre d'acidents de chasse depuis la saison 1999/2000

    eVOLUTION DU NOMBRE D4ACIDENTS DE CHASSE MORTEKS DEPUIS LA SAISON 1999/2000

    Pour télécharger le communiqué de presse au format pdf :

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    Communiqué de presse - 13 juin 2019 - Accidents de chasse

    Pour visualiser les vidéos réalisées :


mardi 11 juin 2019

  • Bilan hivernal de la population de loup : le seuil des 500 loups est atteint

    Communiqué de presse - 7 juin 2019

    Bilan hivernal de la population de loup : le seuil des 500 loups est atteint

    Depuis le retour de l'espèce sur le territoire national au début des années 1990, l'ONCFS est mandaté pour réaliser le suivi de la population de loup en France.

    L'établissement s'appuie sur un réseau fort de 4000 observateurs volontaires et spécialement formés en charge de la collecte d'indices de présence afin de pouvoir établir chaque année trois indicateurs de suivi de cette population :

    1. Une estimation de l'effectif de la population (réalisée en sortie d'hiver) ;
    2. Le suivi des meutes et des individus fixés sur un territoire ;
    3. L'évolution de l'aire de présence.

    Il est important d'analyser conjointement ces indicateurs pour avoir une bonne perception des phénomènes à l'oeuvre.

    Le réseau Loup/Lynx publie aujourd'hui le bilan du suivi hivernal de la population de loups en France pour l'hiver 2018/2019 sur le site www. loupfrance.fr.

    Les principales conclusions en sont les suivantes :

    • La population a atteint le seuil de viabilité démographique fixé à 500 loups dans le cadre du Plan national d'action sur le loup et les activités d'élevage, reprenant une notion découlant de l'expertise scientifique collective ONCFS-MNHN 2017. Plus précisément, l'effectif en sortie d'hiver est estimé à environ 530 (intervalle de prédiction 477-576) ;
    • La croissance de la population de loup s'effectue essentiellement (en effectif) par une densification de l'arc alpin. Dans le même temps, il est important de noter que la croissance de la population se réalise également par la colonisation de nouveaux territoires. Des loups ont ainsi été détectés dans de nouvelles zones en 2018, notamment dans les Pyrénées-Atlantiques, dans la zone Aube-Yonne, et dans certaines nouvelles zones du massif central.
    • Le suivi de la population met en évidence des phénomènes qu'il convient d'étudier plus particulièrement pour comprendre les dynamiques en cours. Plusieurs zones de présence permanente du loup ont ainsi perdu leur statut de groupe reproducteur (meute), et il convient de vérifier s'il y a un lien avec les tirs réalisés dans le cadre de la prévention des dégâts aux troupeaux. De même, la question de l'effet des tirs sur la dynamique de constitution ou de scindement des groupes de loup – et donc la reproduction- doit être étudiée précisément. L'ONCFS conduit actuellement sur ces problématiques un travail de doctorat qui s'appuie sur les données récoltées. Enfin la détection et la qualification des reproductions durant le printemps, notamment sur les fronts de colonisation, est en soi un enjeu et appelle un suivi particulier dans le cadre de la campagne de suivi estival.

    L'atteinte du seuil des 500 loups en France va conduire à l'activation de nouvelles mesures de gestion telle que prévue dans le cadre de l'évolution du Plan national d'action sur le loup et les activités d'élevage actuellement en vigueur.

    Dans le détail :

    Le bilan démographique de la population de loups au sortir de l'hiver 2019 est estimé à environ 530 (intervalle de prédiction 477-576). Pour mémoire, l'effectif estimé l'an dernier en sortie d'hiver 2017-2018 était de 430 individus [387-477].

    Bilan démographique de la population de loups au sortir de l'hiver 2019
    Estimation de l'effectif de la population de loups
    (Méthode Capture-Marque-Recapture "CMR")


    Le nombre de ZPP (zones de présence permanente) poursuit sa progression, passant de 74 ZPP détectées en sortie d'hiver 2017-2018 à 92 ZPP en sortie d'hiver 2018-2019.

    Parmi ces zones de présence permanente, 70 sont constituées en meutes (à partir de trois individus ou avec une reproduction avérée) contre 57 l'hiver précédent. Il faut ajouter à ces groupes territorialisés 20 ZPP qui ne sont pas constituées en meute contre 15 l'hiver dernier. Deux ZPP demeurent sans indices (correspondant au statut « à suivre » sur l'histogramme ci-dessous).

    Evolution du nomber de zones de présence en France
    Evolution du nombre de zones de présence permanente en France


    Toutefois, 4 zones de présence permanente perdent le statut de meute dans les départements 73 et 04. L'hypothèse d'un effet des tirs sur les meutes jusqu'alors présentes dans ces zones reste à confirmer.

    La carte des ZPP fait ressortir les zones dans lesquelles des indices de présence sont détectés deux années de suite ou qu'une reproduction est connue, confirmant de fait qu'un groupe de loups est installé. Les populations de loup étant structurées par groupes sociaux, conditionnant la reproduction, le suivi des ZPP est donc un indicateur important pour le suivi de l'espèce.

    La carte des ZPP 2019 confirme que la présence de la population et la reproduction se concentrent dans l'arc alpin et en Provence.

    Carte shématique des zones de présence du loup en France
    Carte shématique de présence du loup en France
    Situation à l'issue de l'hiver 2018-2019


    Néanmoins, la carte des ZPP, qui illustre la permanence (ou récurrence) de la présence de l'espèce, n'illustre qu'avec un certain retard la colonisation de nouveaux territoires.

    C'est pourquoi il est également important de suivre l'évolution de l'aire de présence, réalisée à partir des indices de présence et des dégâts aux troupeaux liés au loup et dont la mise à jour 2019 est en cours par l'ONCFS en lien avec les services de l'Etat. Sa publication est prévue début juillet 2019.

    Dans l'attente, la carte des déclarations de dégâts permet d'illustrer la présence territoriale du loup, notamment les territoires nouvellement colonisés, tels que les Pyrénées-Atlantiques et la zone Aube-Yonne, ou ceux de colonisation récente (Jura, sud du massif central, etc).


    Concentration des attaques de loup en 2018
    Carte de la concentration des attaques de loup en 2018


    Retrouvez l'ensemble des cartes et données du bilan hivernal sur le site de référence : www. loupfrance.fr.

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    Communiqué de presse - 7 juin 2019 - Le seuil des 500 loups est attein

    Mise à jour du 17 juillet 2019


  • Suspicion de prédation sur les petits de l'ourse Sorita

    Communiqué de presse - 5 juin 2019

    Suspicion de prédation sur les petits de l'ourse Sorita

    Le suivi quotidien de l'ourse Sorita, assuré par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), laisse aujourd'hui envisager la probable disparition de ses deux oursons. De nombreux éléments recueillis par les agents de terrain ces dernières semaines donnent à penser que l'ourse relâchée en octobre 2018 en Béarn n'est plus suitée et que les deux petits ont été victimes de la prédation d'un ours mâle.

    Les deux oursons, nés dans la tanière de leur mère en pays Toy (65), avaient été aperçus pour la première fois le 17 avril dernier par un agent de l'ONCFS. L'annonce de leur présence sur les hauteurs de Luz-Saint-Sauveur avait fait l'objet d'un communiqué de la Préfecture des Hautes-Pyrénées fin avril.

    Sorita et ses petits faisaient depuis l'objet d'un suivi des services de l'État et de l'ONCFS. Il s'agissait tout à la fois d'assurer la sécurité des animaux et celle des usagers de la montagne. C'est dans ce cadre que le 1er mai dernier, les agents de l'ONCFS avaient relevé les empreintes laissées par la mère et ses oursons dans la neige. Ce sont les derniers indices de présence des deux petits de Sorita retrouvés à ce jour.

    Dans les jours qui ont suivi ces observations, la femelle a effectué des déplacements de grande amplitude, avec de forts dénivelés, sur de courtes durées. Ces mouvements, peu compatibles avec les capacités de déplacement limitées d'oursons âgés de quelques mois seulement, ont aussitôt attiré l'attention de l'ONCFS. Une enquête des agents de terrain a alors révélé la présence d'un autre ours sur le passage de Sorita, sans doute un mâle adulte, trahi par ses empreintes. Enfin, le 8 mai dernier, ces mêmes agents ont pu observer, à distance et à la jumelle, Sorita accompagnée d'un ours mâle adulte. Aucun indice de présence d'oursons n'a alors été relevé.

    Ces éléments permettent d'avancer l'hypothèse de la disparition des deux oursons de Sorita, sans doute tués au début du mois de mai par un ours mâle présent dans le même secteur. Des investigations de terrain sont en cours pour le confirmer.

    Pour rappel, dans les Pyrénées, trois oursons sur quatre survivent à leur première année d'existence. Ce taux de survie, plutôt élevé par rapport à d'autres régions, laisse la possibilité à de nombreux accidents pour les jeunes oursons. Parmi les causes de mortalité fréquentes observées dans la nature, la prédation par un ours mâle, différent du père génétique, est une constante chez l'ours (20 % des mortalités d'oursons). Ces infanticides provoquent un retour des chaleurs de la femelle et ouvrent la possibilité à un nouvel accouplement.

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    Communiqué de presse - 5 juin 2019 - Prédation Oursons


mercredi 29 mai 2019

  • Vaste opération régionale de contrôle des véhicules motorisés dans les espaces naturels

    Communiqué de presse - 28 mai 2019

    Vaste opération régionale de contrôle des véhicules motorisés dans les espaces naturels

    Depuis 1991, la circulation des véhicules à moteur est interdite en dehors des voies classées dans le domaine public routier de l'État, des départements et des communes, des chemins ruraux et des voies privées ouvertes à la circulation publique des véhicules à moteur (article L.362-1 du code de l'environnement). Le non-respect de cette interdiction induit des impacts significatifs sur le milieu naturel en contribuant notamment à accentuer le phénomène d'érosion et de ravinement des sols. Le passage répété de ce type d'engins à moteur est également un facteur important de dérangement pour la faune sauvage, et plus particulièrement au printemps, saison correspondant à la période de reproduction et d'élevage d'une grande majorité des espèces. Cette problématique constitue en outre une atteinte aux habitats et à la flore. Enfin, les nombreux usagers des milieux naturels ont de plus en plus de mal à accepter le développement anarchique de certaines pratiques perturbant la quiétude des milieux naturels dans lesquels ils évoluent pour pouvoir se ressourcer.

    Crédit photographique : ONCFS

    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) est identifié comme l'opérateur pilote du plan de contrôle départemental de la police de l'environnement pour ce qui concerne la lutte contre la circulation des véhicules terrestres à moteur (VTM) dans les milieux naturels. Chaque année, des opérations sont réalisées afin d'informer et de sensibiliser les élus, les pratiquants de loisirs motorisés et/ou leurs associations, voire de réprimander les mauvaises pratiques.

    Ainsi, le dernier week-end de mai, la délégation régionale Auvergne – Rhône-Alpes de l'ONCFS a lancé une opération de contrôle portant sur 40 communes, avec le renfort des Brigades Mobiles d'Intervention nationale. 49 agents de l'ONCFS ont été mobilisés avec l'appui de 11 agents de l'AFB, 6 militaires de la Gendarmerie nationale, un agent de l'ONF, un agent d'une Réserve Naturelle, et 14 Policiers Nationaux et Municipaux.

    A l'occasion de ces contrôles, 95 usagers de la nature ont été abordés et 19 infractions ont été relevées à l'encontre de 19 contrevenants. Les infractions relevées concernaient principalement la circulation des véhicules terrestres à moteur dans les espaces naturels.

    Les différents pilotes d'engins contrôlés se sont montrés dans l'ensemble ouverts à la discussion et preneurs de conseils, même si 4 personnes ont tenté de se soustraire au contrôle en forçant le point de contrôle. Aucun agent n'a été blessé. D'autres usagers ont été sensibilisés à la protection de la nature par des informations données par les Inspecteurs de l'Environnement. Ce type d'opération sera reconduit à plusieurs reprises au cours de l'année 2019.

    Contact : ONCFS - DR Auvergne-Rhône-Alpes
    04 73 16 25 90 dr.auvergne-rhône-alpes [ at ] oncfs.gouv.fr

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    Communiqué de presse - 29 mai 2019 - Contrôle VTM


mardi 28 mai 2019

  • Renforcement de la coopération franco-genevoise en faveur de la préservation durable de la faune sauvage

    Communiqué de presse - Clermont-Ferrand, le 28 mai 2019

    Renforcement de la coopération franco-genevoise en faveur de la préservation durable de la faune sauvage

    Logo ONCFS - Canton de Genève

    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et l'Etat de Genève, représenté par son Service de la biodiversité de l'Office cantonal de l'agriculture et de la nature (OCAN), ont renouvelé à Sevrier (France, département de la Haute-Savoie) le 22 mai dernier, leur partenariat initié en 2002.

    La signature de cet avenant conforte la solidarité internationale entre les deux structures en matière de connaissance de la faune sauvage, de police de l'environnement et de mise en oeuvre des stratégies nationales biodiversité respectives pour la préservation durable d'une faune sauvage qui ne connait pas les frontières.

    Patrick Poyet, délégué régional Auvergne-Rhône-Alpes de l'ONCFS et B Von Arx, Directeur du service de la biodiversité de l'OCAN signat l'accord de partenariat

    P. Poyet, Délégué régional Auvergne – Rhône-Alpes de l'ONCFS et
    B. Von Arx, Directeur du service de la biodiversité de l'OCAN
    signant l'accord de partenariat

    La coopération sera renforcée notamment dans les domaines transfrontaliers suivants :

    • le braconnage et le trafic illégal d'espèces
    • les espèces exotiques envahissantes
    • la gestion des crises sanitaires
    • les infrastructures écologiques
    • le suivi des espèces emblématiques
    • la formation des personnels.

    Cette démarche s'inscrit dans les perspectives d'accompagnement des politiques publiques aux changements globaux.

    Contact : ONCFS DR Auvergne-Rhône-Alpes - 04 73 16 25 90
    dr.auvergne-rhone-alpes [ at ) oncfs.gouv.fr

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    Communiqué de presse - 28 mai 2018 - Coopération transfrontalière


vendredi 24 mai 2019

  • Vide-grenier : attention à la réglementation concernant le commerce d'animaux naturalisés ou d'objets issus d'espèces protégées

    Communiqué de presse - 24 mai 2019

    Vide-grenier : attention à la réglementation concernant le commerce d'animaux naturalisés ou d'objets issus d'espèces protégées

    Sur une brocante, vendre ou acheter des objets issus de certains animaux peut constituer un délit et coûter cher. En effet, la vente de tout ou partie de certaines espèces est soumise à une réglementation très stricte visant à protéger ces animaux menacés dans la nature. Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) veillent au respect de cette réglementation.

    Ainsi, le samedi 18 mai 2019, dix inspecteurs de l'environnement de l'ONCFS ont mené une opération de contrôle de la foire des Andaines, dans l'Orne, l'un des plus grands vide-greniers de l'ex Basse-Normandie. Cette opération avait pour objectif de vérifier la légalité des ventes d'espèces naturalisées ou d'objets issus d'animaux (ivoire, plumes, écailles...), que ce soit d'espèces protégées par la réglementation française ou d'espèces réglementées par la CITES (convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore menacées d'extinction, aussi appelée convention de Washington).

    Au cours de cette opération, 9 stands ont été verbalisés et 12 saisies ont été effectuées, parmi lesquelles une tortue marine naturalisée, des carapaces de tortues terrestres, des spécimens d'oiseaux protégés naturalisés, des rostres de poisson-scie, une peau de léopard et des objets en ivoire. Tous ces spécimens, inscrits au plus haut niveau de la CITES, étaient commercialisés sans document permettant d'apporter la preuve d'une origine légale.

    Objets saisis lors de la foire des Andaines
    Objets saisis lors de la foire des Andaines

    Pouvoir prouver l'origine licite des objets

    Cas des espèces relevant de la CITES

    Le commerce de spécimens ou de dérivés d'espèces relevant de la CITES n'est pas libre. Le vendeur ou l'acquéreur doit pouvoir prouver l'origine licite de l'objet et ainsi justifier qu'il n'est pas issu de braconnage ou de trafic. Le commerce n'est possible que si les objets sont accompagnés d'un document administratif l'autorisant. Un tel document est à solliciter auprès de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL).

    Cas des espèces protégées

    Commercialiser des objets issus d'espèces protégées est par principe interdit sauf rares exceptions. A titre d'exemple, tout potentiel détenteur de hérons, chouettes, écureuils naturalisés doit donc là aussi pouvoir prouver l'origine licite de l'objet.

    Cas de certaines autres espèces

    D'autres espèces, bien que chassables en France, ne peuvent être mises en vente, à moins que le détenteur puisse prouver que le spécimen est issu d'un élevage légal ou provient d'un autre Etat que la France. C'est le cas des mustélidés dont la fouine ou la martre, mais également d'espèces d'oiseaux tels que la bécasse.

    Si vous n'êtes pas en mesure de justifier l'origine licite de l'objet que vous souhaitez vendre ou acquérir, vous encourez une peine délictuelle prévoyant jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 150 000€ d'amende, ainsi que la saisie de l'objet.

    Des réglementations pour préserver la biodiversité

    Ces réglementations ont pour objectif la sauvegarde de la biodiversité. La CITES veille à ce que le commerce international d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie de ces espèces. Par exemple, le poisson-scie fait partie des espèces les plus menacées de la planète, les tortues marines ou terrestres sont également menacées de disparition et la demande d'ivoire d'éléphants encourage le braconnage. Stopper le commerce illicite des animaux, notamment ceux soumis à la CITES, c'est protéger la biodiversité !

    D'une manière générale renseignez-vous avant de mettre en vente – ou d'acheter – des objets ou produits issus d'animaux.

    Pour plus d'informations : ONCFS Service départemental de l'Orne – tel : 02.33.67.19.20. Mél : sd61@oncfs.gouv.fr

    Le site du ministère en charge de l'écologie
    Le site de la DREAL Normandie

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    Communiqué de presse : 24 mai 2019 - Andaines


jeudi 23 mai 2019

mardi 21 mai 2019

  • Vient de paraitre dans la collection Eclairages : le faisan commun

    Vient de paraitre dans la collection Eclairages de l'ONCFS : le faisan commun

    Le faisan commun (phasianus colchicus), est un galliforme originaire d'Asie, introduit en Europe dès l'Antiquité. L'espèce est aujourd'hui présente sur l'ensemble du territoire métropolitain à l'exception des régions de haute altitude. Le chant des mâles dominants au printemps est très caractéristique et puissant. C'est aussi un petit gibier de choix avec un tableau de chasse de plus 3 millions d'individus dont une partie non négligeable provient de lâchers.
    L'édition 2019 du fascicule que lui consacre l'Office national de la chasse et de la faune sauvage fait le point sur l'état des populations, leur distribution, son statut d'espèce chassable et décrit ses modes de vie.

    Pour télécharger le pdf du dépliant - Cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre

    Et pour aller plus, consultez la fiche espèce du Faisan commun


mercredi 15 mai 2019

lundi 29 avril 2019

  • Archive 2018 - Actualités PPA

    Archives 2018 Actualités PPA - Peste porcine africaine

    Pour consulter les actualités PPA 2019 >>>

    Décembre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA
    (mise à jour au 20/12/2018)

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    La mobilisation du réseau SAGIR pour la surveillance de la PPA se poursuit.
    Pour rappel, depuis mi-septembre tous les sangliers pris en charge par le réseau doivent maintenant être systématiquement testés pour la PPA. Les carcasses d'animaux chassés ne font quant à elles l'objet d'analyses que lorsque des lésions suspectes sont observées.
    En niveau de risque 2A, les cadavres entiers sont collectés et acheminés au laboratoire. En Zone d'Observation Renforcée (à la frontière avec la Belgique), les cadavres sont prélevés directement sur le terrain par les agents de l'ONCFS ou des FDC formés à opérer en toute sécurité.

    Du 16/09/2018 au 20/12/2018, 112 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 20 dans la Zone d'Observation Renforcée (passée de 113 à 53 communes le 20/10/18) et 12 dans la ZO (Zone d'Observation) (limitée à 60 communes depuis le 20/10/18)

    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Novembre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 10/11/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les sangliers pris en charge par le réseau doivent maintenant être systématiquement testés pour la PPA.

    Du 16/09/2018 au 10/11/2018, 84 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 16 dans la Zone d'Observation Renforcée (passée de 113 à 53 communes le 20/10/18) et 11 dans la ZO (Zone dObservation) (limitée à 60 communes depuis le 20/10/18)
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Octobre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 26/10/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 26/10/2018, 73 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 16 dans la Zone d'Observation Renforcée (passée de 113 à 53 communes le 20/10/18)
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 16/10/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 16/10/2018, 60 cadavres de sangliers ont ainsi été traités dont 15 dans la Zone d'Observation Renforcée.
    Ce chiffre correspond au nombre de sangliers habituellement traités en une année par le réseau.
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 05/10/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 05/10/2018, 45 cadavres de sangliers ont ainsi été traités. Ce qui constitue un chiffre exceptionnel pour une période aussi courte comparativement aux autres années.
    Certains prélèvements doivent encore être acheminés et analysés, mais tous les résultats rendus à ce jour sont négatifs.

    Septembre 2018

    Bilan des cadavres de sangliers pris en charge par le réseau SAGIR dans le cadre du renforcement de la surveillance PPA (mise à jour au 28/09/2018)

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    Depuis l'annonce des cas de PPA en Belgique, on constate une forte mobilisation du réseau SAGIR pour l'acheminement de cadavres (départements en niveau de surveillance 2A ou 2B) ou la réalisation de prélèvements directement sur le terrain (Zone d'Observation Renforcée à la frontière belge).
    Tous les animaux pris en charge par le réseau sont maintenant systématiquement testés pour la PPA.
    Du 16/09/2018 au 28/09/2018, 22 cadavres de sangliers ont été testés négativement pour la PPA.


vendredi 26 avril 2019

  • L'ONCFS participe à la conservation du grand hamster

    L'ONCFS participe à la conservation du grand hamster

    Dans le cadre du projet LIFE Alister et à l'occasion du démarrage du nouveau Plan National d'Actions en faveur du hamster commun (Cricetus cricetus) et de la biodiversité de la plaine d'Alsace 2019-2028, la cellule technique de la Délégation Grand-Est de l'ONCFS a réalisé six vidéos pédagogiques ainsi qu'une plaquette à destination des agriculteurs synthétisant les nouvelles connaissances sur l'espèce.

    Pour télécharger la plaquette - Cliquer sur le lien - Ouverture dans une nouvelle fenêtre
    Des pratiques agricoles pour conserver
    le grand hamster et la petite faune des champs

    En partenariat avec le CNRS et la Chambre d'agriculture d'Alsace, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage a participé à la recherche de solutions aux enjeux agronomiques liés à l'habitat du grand hamster. Fruits de cette collaboration, ces supports visent à diffuser largement les bonnes pratiques agricoles plus favorables à l'espèce, à la fertilité biologique des sols et à la biodiversité en général.

    A lire, regarder et diffuser sans modération !


  • Bécassines des marais – pose de balises GPS/Argos – avril 2019

    Bécassines des marais – pose de balises GPS/Argos – avril 2019

    Dans le cadre d'un partenariat entre l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et le Club international des chasseurs de bécassines (CICB), 37 Bécassines des marais viennent de nouveau d'être équipées de balises GPS/Argos. Ce projet a pour objectif d'accroître les connaissances sur l'origine géographique et les modalités de migration des Bécassines des marais séjournant en France. Près de 80 oiseaux ont été équipés depuis 2017.

    Bécassine des bois équipée d'une balise GPS/Argos - ONCFS
    Bécassine des marais équipée d'une balise GPS/Argos (c)Passerault ONCFS DRE

    Cette année, 10 sites de captures ont été sélectionnés pour représenter au mieux la population hexagonale : la Somme et l'Eure, l'Ille et Vilaine, la Vendée, la Charente, la Gironde, le Loiret, la Lozère, le Cantal et les Bouches du Rhône.
    Les opérations de terrain ont eu lieu en collaboration avec les bagueurs du Réseau Bécassines ONCFS/FNC/FDC/CICB qui nous ont apporté toutes leurs connaissances et expertises sur les sites de captures.
    Les balises sont programmées pour fournir au mieux 70-80 localisations GPS. Le rythme des localisations a été accentué sur la migration prénuptiale mais nous devrions également récolter des informations sur les sites de nidifications.
    A la mi-avril, plusieurs oiseaux avaient déjà entamé leur migration vers leurs sites de nidification. Les prochains départs devraient s'échelonner jusqu'au début du mois de mai.

    Votre naviguateur ne peut pas afficher la carte.

    Trajets des Bécassines des marais à partir des sites de captures

    Contact : rezobecassines@oncfs.gouv.fr


jeudi 18 avril 2019

mardi 16 avril 2019

  • Sécurité à la chasse : l'ONCFS sensibilise les chasseurs via les réseaux sociaux

    Communiqué de presse - 15 avril 2019

    Sécurité à la chasse : l'ONCFS sensibilise les chasseurs via les réseaux sociaux

    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et le magazine en ligne Chassons.com réalisent une série de tutoriels destinés à sensibiliser les chasseurs sur la sécurité à la chasse. Deux tutoriels d'une durée de trois minutes chacun viennent ainsi d'être mis en ligne conjointement sur la chaîne YouTube de l'établissement public et sur le site de Chassons.com.

    Ces deux premières vidéos mettent l'accent sur la manipulation de l'arme en toute sécurité, notamment pour le rangement dans un véhicule, et sur la matérialisation de l'angle de 30 degrés. Une troisième vidéo à venir portera sur les précautions à prendre pour monter et descendre d'un mirador.

    Retrouvez ces vidéos dans la playlist « Sécurité à la chasse » sur la chaîne Youtube de l'ONCFS.

    Sécurité à la chasse : comment matérialiser son angle de 30°

    Pour rappel, l'ONCFS et son réseau « Sécurité à la chasse » communiquent chaque année le bilan des accidents de chasse survenus lors de l'année cynégétique écoulée. Certifiés par le ministère en charge de l'Ecologie, ces chiffres font autorité.


    Le réseau « Sécurité à la chasse » accompagne les chasseurs et le monde fédéral depuis une vingtaine d'années, rappelant conjointement avec la Fédération nationale de la chasse (FNC) les règles de bonne conduite qui s'imposent en action de chasse.

    L'ONCFS poursuit ainsi avec Chassons.com les actions développées avec la revue Connaissance de la chasse avec laquelle elle publie chaque année un poster sur la thématique en question.

    Sécurité à la chasse : sortir et ranger son arme en sécurité

    Pour télécharger le pdf du communiqué de presse

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    Communiqué de presse - 15 avril 2019 - Sécurité à la chasse


lundi 8 avril 2019

  • Plus de 100 oiseaux protégés saisis par l'ONCFS

    Communiqué de presse - 5 avril 2019

    Plus de 100 oiseaux protégés saisis par l'ONCFS

    Les 2 et 4 avril derniers, dans le secteur lillois, les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont saisi 112 passereaux (espèces protégées) détenus illégalement par des particuliers qui en faisaient commerce. En recrudescence depuis une dizaine d'années, ce trafic contribue au déclin de la biodiversité.

    Chardonneret capturé au filet japonais - Crédit photo : SD59 / ONCFS
    Chardonneret capturé au filet japonais (c) SD59/ONCFS

    Après plusieurs semaines d'enquête, les inspecteurs de l'environnement de l'ONCFS du département du Nord ont procédé à trois perquisitions chez des particuliers. Ils découvrent alors 112 passereaux issus du milieu naturel : 21 verdiers d'Europe, 18 chardonnerets élégants, 12 linottes mélodieuses 10 sizerins flammés, 20 tarins des aulnes, 23 pinsons des arbres, 3 pinsons du Nord, 4 moineaux domestiques ainsi que 46 pièges (trébuchets, filets japonais et filets rabattants). Les animaux et le matériel ont été saisis. Les oiseaux ont été réintroduits dans le milieu naturel.

    Un trafic en recrudescence

    Cette affaire n'est pas la plus importante du genre à avoir été effectuée par l'ONCFS ces dernières années. En 2017 déjà, à l'occasion d'une perquisition dans l'arrondissement de Lille, 156 passereaux protégés avaient été saisis en une fois. En 2018, un total de 370 passereaux protégés avait été saisi dans le département du Nord, et 72 dans le Pas-de-Calais. Pour les trois premiers mois de 2019, ce sont déjà 186 oiseaux saisis dans ces deux départements.

    En France, tous les passereaux sont protégés. Capture, détention, transport et commercialisation de spécimens de ces espèces issus du milieu naturel constituent un délit. Les contrevenants encourent des peines de 150 000 euros d'amende et deux ans de prison.


    Une ampleur sous-estimée

    L'ampleur de ce trafic est probablement sous-estimée. Tout le territoire métropolitain est concerné même si le secteur du Nord Pas-de-Calais est historiquement et culturellement très touché (avec le pourtour méditerranéen) en raison de son passé minier et de la proximité avec la Belgique où la réglementation est différente.
    Le but de ce trafic est bien d'alimenter en oiseaux les personnes qui détiennent ces spécimens pour leur agrément personnel : les collectionneurs ou les éleveurs aux fins de concours de chant et de beauté qui se déroulent principalement en Belgique. Les oiseaux, même ceux nés et élevés en captivité - dont la réglementation est plus souple - se reproduisent très mal. Le taux de survie est médiocre : au maximum 4 à 5 ans. D'où un turn over important. Les oiseaux sauvages capturés en nature alimentent toute la filière.

    A titre d'exemple, les oiseaux capturés en milieu naturel se vendent entre 50 et 70 euros pour le chardonneret. Une fois l'oiseau « blanchi » avec une fausse bague homologuée, le prix peut être multiplié par 2 ou 3. Certains croisements permettent d'obtenir des spécimens très recherchés pour la qualité de leur chant ou pour leurs mutations. Les oiseaux « mutés » sont revendus entre 400 et 600 euros pièce pour les mutations courantes, et jusqu'à 1000 euros pour les plus rares.

    Une atteinte sérieuse à la biodiversité

    Les espèces concernées sont principalement le chardonneret élégant, pour son plumage flamboyant et son chant, mais également le tarin des aulnes, la linotte mélodieuse, le sizerin flammé, le serin cini, le bouvreuil pivoine et le verdier d'Europe.

    Certaines de ces espèces sont en fort déclin. Une baisse de l'ordre de 40 % est enregistrée au plan national pour le chardonneret. Elle passe à près de 80 % pour les effectifs nicheurs de la linotte mélodieuse en Nord Pas-de-Calais sur la période 1995 à 2014 (source : programme STOC EPS, synthèse GON).

    La capture de ces oiseaux protégés constitue une atteinte sérieuse au maintien de la biodiversité dont les populations sont déjà significativement fragilisées en raison de différents facteurs (modification des milieux naturels, utilisation de produits phytosanitaires, etc.).

    Lutter contre les atteintes aux espèces et aux milieux, une priorité de l'ONCFS

    Lutter contre les atteintes aux espèces et aux milieux est une priorité de l'ONCFS. Pour tout signalement relatif aux atteintes à la faune sauvage et au milieu naturel, vous pouvez contacter le service départemental (SD) du Nord au 03.27.49.70.54 / sd59 [at] oncfs.gouv.fr ou le service départemental (SD) du Pas-de-Calais au 03.21.23.42.75 / sd62 [at) oncfs.gouv.fr.

    Chardonneret élégant relâché (c) SD59/ONCFS

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    Communiqué de presse - 5 avril 2019 - Plus de 100 oiseaux protégés saisi par l'ONCFS


jeudi 4 avril 2019

  • Création d'un pôle recherche et développement sur les écosystèmes lacustres : 5 établissements de recherche mobilisés

    Communiqué de presse - Vincennes le 3 avril 2019

    Création d'un pôle recherche et développement sur les écosystèmes lacustres : 5 établissements de recherche mobilisés

    Logos AFB INRA IRSTEA ONCFS Université Savoie Mont-Blanc

    Le 3 avril 2019, l'Agence française pour la biodiversité (AFB), l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea), l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et l'Université Savoie Mont-Blanc (USMB), se retrouveront au siège de l'Agence française pour la biodiversité à Vincennes, afin de signer la convention de création du Pôle Recherche et Développement (R&D) « Ecosystèmes lacustres » (ECLA)..

    Signature à l'AFB de la convention de création du pôle Recherche et Développement ECLA

    Un consortium scientifique mobilisé autour d'un même enjeu : mieux connaître nos écosystèmes lacustres

    Initialement créé en 2010, le pôle R&D alors intitulé « Hydroécologie des plans d'eau » ne comptait que deux partenaires : l'Onema et Irstea. Ce mode de collaboration, alors très novateur, visait à rassembler dans une même communauté de travail, chercheurs et agents issus des établissements partenaires, pour construire et développer un projet scientifique commun. Le pôle orientait ses recherches autour de priorités liées à la mise en oeuvre de politiques publiques et permettait d'accélérer le transfert des connaissances vers la sphère opérationnelle.

    Cette expérience a permis de créer une riche collaboration entre scientifiques de cultures professionnelles différentes. Dans ce cas pourquoi ne pas élargir le pôle à d'autres partenaires ? La création d'un consortium scientifique permettant de favoriser les interactions entre recherche, politiques publiques, enjeux sociétaux et écologiques, l'AFB, l'Inra, Irstea, l'ONCFS et l'USMB s'unissent pour créer ce Pôle R&D, qui répond au nom d' « ECLA ». Cette entité a pour ambition de devenir le centre de référence national pour la recherche, le développement et l'innovation en ce qui concerne la préservation de la biodiversité, du fonctionnement et des services écosystémiques rendus par les milieux lacustres.

    Un « club des 5 » pour une expertise élargie

    Grâce au passage à cinq partenaires, le pôle peut :

    • élargir son domaine d'expertise aux différents types d'écosystèmes d'eau stagnante (des grands lacs naturels aux petits plans d'eau, en passant par les retenues artificielles) et à davantage de composantes de la biodiversité (microorganismes, végétaux, invertébrés, poissons, oiseaux,…).
    • mettre en commun des moyens humains et financiers pour une durée de 6 ans, afin d'appuyer par la recherche et le développement la préservation et la restauration de la biodiversité et du fonctionnement des écosystèmes lacustres.

    Faire du lien entre expertise scientifique et travail de terrain (formation, ouvrages, applications informatiques, sites de démonstration, expertise,…) est une vocation fondamentale du Pôle avec pour objectifs :

    • Développer des outils opérationnels innovants pour la surveillance écologique des écosystèmes lacustres.
    • Améliorer les connaissances de l'état et des trajectoires de ces écosystèmes face au changement global (en particulier changement climatique et problématique des espèces invasives).
    • Appuyer une restauration écologique efficace des écosystèmes lacustres.
    • Soutenir la préservation de la biodiversité, notamment pour les régions ultramarines pour lesquelles les connaissances relatives aux écosystèmes lacustres restent très parcellaires.
    • Appuyer la mise en oeuvre des politiques publiques et la bonne gestion des écosystèmes lacustres, en valorisant les travaux conduits par le pôle et en mobilisant son expertise.

    À propos de l'Agence française pour la biodiversité
    L'Agence française pour la biodiversité est un établissement public du ministère de la Transition écologique et solidaire. Créée le 1er janvier 2017, elle exerce des missions d'appui à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de la connaissance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité des milieux terrestres, aquatiques et marins.
    Contacts presse :
    Suivez-nous sur : www.afbiodiversite.fr
    AFB : Marine Didier
    01 45 14 37 08 | marine.didier@afbiodiversite.fr
    Agence Wellcom : Sarah Chabane & Esther Lemblé
    01 46 34 15 64 | afb@wellcom.fr

    Logo Twitter@AFBiodiversité | #AFB


    À propos de l'Institut national de la recherche agronomique

    Créé en 1946, l'Inra est actuellement le premier institut de recherche agronomique en Europe avec 8 417 chercheurs, ingénieurs et techniciens permanents, au 2e rang mondial pour ses publications en sciences agronomiques, l'Inra contribue à la production de connaissances et à l'innovation dans l'alimentation, l'agriculture et l'environnement.
    L'Institut déploie sa stratégie de recherche en mobilisant ses 13 départements scientifiques et en s'appuyant sur un réseau unique en Europe, fort de plus de 200 unités de recherche et de 50 unités expérimentales implantées dans 17 centres en région. L'ambition est, dans une perspective mondiale, de contribuer à assurer une alimentation saine et de qualité, une agriculture compétitive et durable ainsi qu'un environnement préservé et valorisé.

    www.inra.fr
    Contact presse : T. 01 42 75 91 86 ou presse@inra.fr

    À propos d'Irstea - Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture
    Concentré sur l'eau, les écotechnologies et le développement des territoires, Irstea a pour vocation de répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux d'aujourd'hui et de demain. Sous la double tutelle des ministères en charge de la recherche et de l'agriculture, l'institut participe à la mise en oeuvre de solutions innovantes et contribue à la mise en place des politiques publiques. À ce titre, il collabore quotidiennement avec les décideurs politiques et les acteurs de l'économie, en collaboration étroite avec les ministères, les universités et les instituts de recherche, comme les pôles de compétitivité, les PME et les grands groupes. Labellisé Carnot depuis 2006, Irstea est présent dans une dizaine de pôles de compétitivité et développe actuellement 350 contrats de recherche avec des industriels et des PME.

    Contact presse : presse@irstea.fr 01 40 96 61 30 www.irstea.fr

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    @irstea

    À propos de l'Office national de la chasse et la faune sauvage
    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage est un établissement public sous double tutelle des ministères en charge de l'Ecologie et de l'Agriculture. Présent sur l'ensemble du territoire métropolitain comme en outre-mer, l'établissement a pour missions principales : l'application de la règlementation relative à la police de l'environnement et de la chasse, la réalisation d'études, de recherches et d'expérimentations concernant la conservation, la restauration et la gestion de la faune sauvage et ses habitats, et l'appui technique aux pouvoirs publics pour l'évaluation de l'état de la faune sauvage et le suivi de sa gestion.
    Contact presse : Roxane Leverrier - 01 44 15 17 10 | roxane.leverrier@oncfs.gouv.fr

    Suivez-nous sur : www.oncfs.gouv.fr

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    @ONCFS

    À propos de l'Université Savoie Mont Blanc
    L'Université Savoie Mont Blanc est un Établissement Public à caractère Scientifique, Culturel et Professionnel (EPSCP) implanté en Savoie et en Haute Savoie.
    L'USMB offre à ses 15 000 étudiants des formations pluridisciplinaires, notamment sur les lacs articulant les géosciences, la chimie de l'environnement, les sciences de l'environnement et les sciences humaines et sociales.
    La recherche au sein de l'USMB est portée par 19 laboratoires en partenariats avec de grands organismes (CNRS, CEA, INRA), des organisations internationales (CERN) ou d'autres structures (INES), notamment le laboratoire CARRTEL sous tutelle commune avec l'INRA.
    Située au bord de 3 grands lacs périalpins français (Bourget, Annecy, Léman), l'USMB a développé des compétences scientifiques et des équipements pour travailler sur les défis scientifiques fondamentaux ou appliqués liés aux socio-écosystèmes lacustres : mieux comprendre et modéliser le fonctionnement de ces systèmes ainsi que l'impact des changements globaux et des activités humaines ; améliorer leur place dans la transition énergétique ; faire de ces patrimoines naturels des atouts pour le développement socioéconomique territorial.

    Contact presse : Corinne Jacquemoud & Véra Isaac direction.communication@univ-smb.fr | tél. 04 79 75 91 16 www.univ-smb.fr

    Logo Twitter@Univ_Savoie

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    Communiqué de presse - 3 avril - ECLA


mardi 2 avril 2019

lundi 1er avril 2019

  • Mise à jour à l'issue du suivi hivernal 2017-2018 de la répartition géographique dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

    Mise à jour à l'issue du suivi hivernal 2017-2018 de la répartition géographique dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

    Le loup est une espèce emblématique présente en région Auvergne-Rhône-Alpes depuis la fin des années 1990. La délégation assure, depuis le 1er janvier 2018, la coordination des actions de l'établissement sur cette thématique, en appui au Préfet de Région en charge de la problématique pour le compte de l'Etat.

    La région AURA est constitué de deux espaces distincts :

    - une zone de présence durable du loup : l'arc alpin. On y observe une consolidation de la présence régulière et surtout une densification des meutes sur le territoire. A l'issue du dernier bilan, 22 meutes étaient recensées.

    - un front de colonisation du loup : à l'Ouest du Rhône. Le loup n'y est sédentarisé sur aucun territoire malgré plusieurs observations en Ardèche, Cantal, Loire et Puy de Dôme. Les ZPP (zone de présence permanente) les plus proches d'Auvergne sont situées en Lozère, sur les massifs de Margeride et Aubrac.

    Pour en savoir plus :

    Crédit photographique : PE Briaudet


vendredi 29 mars 2019

  • Myxomatose : les mutations génétiques permettant aux lapins de résister au virus ont été identifiées

    Communiqué de presse - 29 mars 2019

    Myxomatose : les mutations génétiques permettant aux lapins de résister au virus ont été identifiées

    Près de soixante-dix ans après l'introduction de la myxomatose en Australie puis en France, d'où elle s'est propagée dans toute l'Europe, une nouvelle étude révèle le mécanisme génétique par lequel, sous l'effet de la sélection naturelle, le lapin de garenne a développé une résistance à la maladie. Cette étude, fruit d'une collaboration internationale à laquelle l'ONCFS a participé, a été publiée dans la revue Science.

    Lapin de garenne

    Lapin de garenne (c) Stéphane Beillard / ONCFS

    Originaire d'Amérique centrale et d'Amérique du sud, le virus de la myxomatose est un virus bénin pour les lapins américains du genre Sylvilagus. Il est en revanche très virulent pour les lapins européens du genre Oryctolagus chez qui il provoque de fortes mortalités. Le virus a été introduit en 1950 en Australie pour réguler les populations de lapins de garenne à l'origine de dommages environnementaux et économiques majeurs. Il a ensuite été introduit illégalement en 1952 en France par le Dr Armand-Delille qui souhaitait éliminer les lapins sur sa propriété en Eure et Loir. De là, le virus a colonisé toute l'Europe dont le Royaume Uni en décimant les populations, la mortalité ayant alors été estimée à environ 95%.

    Cette étude a été conduite par un consortium international coordonné par l'Université de Cambridge et l'Institut CIBIO de Porto et regroupant 24 instituts de recherche, dont l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Utilisant les dernières technologies, les scientifiques ont extrait l'ADN de près de 200 lapins collectés de 1865 à 2013 en Australie, en France et au Royaume Uni, c'est à dire avant et après la propagation de la myxomatose dans ces trois pays. Les prélèvements anciens proviennent de lapins naturalisés issus de 11 musées d'histoire naturelle, l'un d'entre eux ayant été collecté par Charles Darwin.

    Les scientifiques ont ensuite séquencé près de 20 000 gènes pour identifier les mutations apparues depuis les pandémies de myxomatose des années 1950. Les résultats montrent que les évolutions génétiques observées ont été les mêmes dans les trois pays et que les gènes concernés par cette évolution sont impliqués dans l'immunité antivirale et la réplication virale. Une expérimentation a confirmé que les mutations sélectionnées augmentent l'activité antivirale de ces gènes.

    Le système lapin/myxomatose est depuis longtemps un exemple classique de coévolution entre un hôte et son pathogène. Il a en effet été rapidement observé une diminution de l'impact de la maladie attribuée à une diminution de la virulence moyenne des souches virales et au développement de résistance chez le lapin de garenne. Ce travail décrypte le processus de sélection ayant permis de développer cette résistance.

    Toutefois, dans cette course à l'armement, l'évolution virale semble s'adapter à l'évolution de la résistance génétique du lapin. Ainsi, la comparaison de souches récentes de virus myxomateux, isolées dans les années 1990, avec des souches anciennes, isolées dans les années 1950, a montré un accroissement du caractère immunosuppresseur du virus.

    Contact scientifique
    Stéphane Marchandeau – Unité Petite faune sédentaire
    02.51.25.03.97 - stephane.marchandeau@oncfs.gouv.fr

    Référence
    Alves, J.M., Carneiro, M., Cheng, J.Y., Lemos de Matos, A., Rahman, M.M., Loog, L., Campos, P.F., Wales, N., Eriksson, A., Manica, A., Strive, T., Graham, S.C., Afonso, S., Bell, D.J., Belmont, L., Day, J.P., Fuller, S.J., Marchandeau, S., Palmer, W.J., Queney, G., Surridge, A.K., Vieira, F.G., McFadden, G., Nielsen, R., Gilbert, M.T.P., Esteves, P.J., Ferrand, N., Jiggins, F.M., 2019. Parallel adaptation of rabbit populations to myxoma virus. Science 363, 1319-1326.
    http://science.sciencemag.org/content/363/6433/1319

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    Communiqué de presse - 29 mars 2019 - Myxomatose


jeudi 28 mars 2019

  • Fiabilité des enquêtes sur les prélèvements cynégétiques : comment pallier un faible taux de réponse

    Communiqué de presse - 28 mars 2019

    Fiabilité des enquêtes sur les prélèvements cynégétiques : comment pallier un faible taux de réponse

    L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a récemment publié la méthode de sondage utilisée lors de la dernière enquête nationale des tableaux de chasse, qu'il a conduite avec la Fédération nationale des chasseurs (FNC).

    Face au taux de réponse souvent modeste lors de ce type d'enquêtes, l'ONCFS a choisi d'utiliser une méthode de sondage en plusieurs phases, destinée à atténuer le biais dû à l'absence de réponse de la part de toutes les personnes sondées. Une approche qui rompt avec celle employée au cours des deux enquêtes précédentes. La méthode en question a fait l'objet d'une publication dans une revue scientifique internationale, un témoignage de sa solidité au plan scientifique. Pour en savoir plus, on se réfèrera à l'article « Attenuating the nonresponse bias in hunting bag surveys : The multiphase sampling strategy » publié dans PLoS ONE.

    Enquête chasse - Philippe Aubry

    Pour estimer les prélèvements par la chasse dans les populations sauvages de gibiers,
    une approche possible consiste à effectuer un sondage auprès d'un échantillon de chasseurs.

    Pour estimer les prélèvements par la chasse dans les populations sauvages de gibiers, une approche possible consiste à effectuer un sondage auprès d'un échantillon de chasseurs. C'est le choix qui a été posé jusqu'à présent en France pour les enquêtes nationales sur les tableaux de chasse. Ces dernières n'ont jamais connu un taux de réponse élevé. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles une partie des chasseurs enquêtés ne répondent pas lorsqu'ils sont sollicités pour communiquer leurs prélèvements. Certaines peuvent être ignorées car elles ne sont pas susceptibles de biaiser les estimations, mais le fait que certains chasseurs ne répondent pas parce qu'ils n'ont prélevé aucune pièce de gibier ne peut absolument pas être ignoré. En effet, cette cause de non-réponse conduit à ce que les prélèvements déclarés soient, en moyenne, supérieurs à ceux des chasseurs enquêtés qui ne répondent pas. Couplé à un faible taux de réponse, cela se traduit par une surestimation des tableaux de chasse qui peut atteindre 20 %, voire même davantage.

    L'ONCFS, en charge des aspects statistiques de la dernière enquête nationale sur les tableaux de chasse à tir (saison de chasse de 2013-2014), s'est donc penché sur ce problème. L'établissement a proposé une stratégie d'échantillonnage parfaitement fondée sur le plan statistique et utilisable en pratique pour atténuer le biais dû à la non-réponse. C'était la première fois que l'ONCFS avait la maîtrise des aspects statistiques de l'enquête. Auparavant, la conception et la réalisation des enquêtes étaient confiées à des instituts de sondage ou d'études marketing, dont les critères ne sont pas ceux des enquêtes scientifiques.
    À l'heure où l'État et les chasseurs souhaitent mettre en place en France métropolitaine la gestion adaptative des prélèvements cynégétiques, l'estimation des tableaux de chasse constitue un enjeu de plus en plus important pour les espèces chassables, en particulier les oiseaux migrateurs. La gestion adaptative repose sur un processus d'amélioration continue de la connaissance du fonctionnement démographique des populations exploitées par la chasse. Elle consiste notamment à définir des quotas de chasse pour chaque saison cynégétique et à évaluer le niveau de réalisation des prélèvements autorisés.

    Dans cette perspective, l'objectivité de la production des statistiques de chasse est plus que souhaitable : c'est en effet à partir d'un diagnostic partagé que l'on peut utilement échanger, discuter et confronter différents points de vue, pour définir ensuite les modalités de gestion les plus pertinentes. Il est donc légitime d'attendre de l'ONCFS qu'il contribue au débat public. Or la confiance dans la statistique officielle n'est jamais acquise a priori : elle se gagne nécessairement par des publications méthodologiques dans des revues internationales. Cette démarche constitue un des principaux piliers de l'évaluation de la qualité de la recherche et de l'expertise scientifique, processus auquel sont systématiquement soumis les résultats des études conduites par l'ONCFS.

    Contacts scientifiques
    Philippe Aubry – Cellule d'appui méthodologique, Direction de la recherche et de l'expertise
    philippe.aubry@oncfs.gouv.fr – 01.30.46.60.64

    Matthieu Guillemain – Unité Avifaune Migratrice, Direction de la recherche et de l'expertise
    matthieu.guillemain@oncfs.gouv.fr - 04.90.97.27.87

    Référence
    Aubry, P. & Guillemain, M. Attenuating the nonresponse bias in hunting bag surveys : The multiphase sampling strategy. PLoS ONE, 2019, 14(3) : e0213670. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0213670

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    Communiqué de presse - 28 mars 2019 - Enquête chasse


mercredi 27 mars 2019

  • Le Conservatoire du littoral et l'ONCFS partenaires pour une meilleure préservation du patrimoine naturel

    Communiqué de presse - 26 mars 2019

    Le Conservatoire du littoral et l'ONCFS partenaires pour une meilleure préservation du patrimoine naturel

    Logos ONCFS Conservatoire du littoral

    Odile Gauthier, Directrice du Conservatoire du littoral et Olivier Thibault, Directeur général de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont signé ce mardi 26 mars une charte de partenariat d'une durée de quatre ans, destinée à renforcer leur action commune en faveur de la préservation du patrimoine naturel.
    Intervenue dans la réserve de chasse et de faune sauvage du Hâble d'Ault (80), propriété du Conservatoire du littoral, cette signature prolonge la charte couvrant la période (2012-2017). Elle va permettre aux deux établissements publics de poursuivre la mutualisation et le renforcement de leurs actions sur des thématiques qu'ils ont en commun (coordination en matière de police de la nature, connaissance du patrimoine naturel, gestion de sites, protection des rivages, etc.).

    Signature de la charte de partenariat ONCFS Conservatoire du littoral le 26 mars 2019

    Odile Gauthier, Directrice du Conservatoire du littoral, et Olivier Thibault, Directeur général de l'ONCFS
    ont signé ce mardi 26 mars une charte de partenariat d'une durée de quatre ans. (c) Conservatoire du littoral

    Cette nouvelle convention rejoint les missions définies dans le contrat d'objectifs et de performance de l'ONCFS pour 2019-2020, elle s'inscrit également dans la perspective prochaine de la création de l'Office français de la biodiversité qui réunira les personnels de l'ONCFS et de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).
    La convention organise ainsi dans le détail le partenariat national et les collaborations opérationnelles entre les agents du Conservatoire du littoral et de l'ONCFS, dans des territoires compris dans l'aire de compétence du Conservatoire, comprenant aussi bien des rivages et des lacs de la métropole que des outre-mer.
    A titre d'exemple, les deux structures publiques oeuvrent déjà au quotidien dans les réserves du Massereau et du Migron (44), aux Grandes Cabanes du Vaccarès (13) et sur le lac du Der (52) mais également dans la réserve du Hâble d'Ault (80), où s'est déroulée la signature de la Charte.

    En 2010, à la dissolution de la SCI du Hâble d'Ault créée en 1958 par le Comte d'Hespel, l'ONCFS devient propriétaire de 62 hectares. La même année, le Conservatoire acquiert 32 hectares. A travers ces parcelles et celles de l'ONCFS, l'ancienne entité foncière du Comte d'Hespel est ainsi reconstituée. La réserve d'avifaune du Hâble d'Ault constitue désormais un site pour protéger efficacement et durablement les populations d'oiseaux, ainsi que la flore et les habitats présents sur le hâble, grâce à la gestion assurée par les équipes du Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard.

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    Communiqué de presse - 26 mars 2019 - Conservatoire du Littoral
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mardi 26 mars 2019

  • 37. Le Vison d'Europe

    Vison d'Europe

    Mustela lutreola
    European mink
    Classe : Mammifères
    Ordre : Carnivores
    Famille : Mustélidés

    Vison d'Europe - Credit photographique ONCFS

    Etat de conservation du Vison d'Europe

    CR en danger critique d'extinction - Liste rouge UICN mondiale

    Statut juridique



    Le Vison d'Europe est un des mammifères carnivores les plus menacés d'Europe. Protégé par l'Arrêté du 23 avril 2007 sur l'ensemble du territoire national, il figure parmi les espèces d'intérêt communautaire prioritaires (annexes II et IV de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore) et sur la Convention de Berne (annexe II).
    Depuis 2016, le Vison d'Europe est classé « en danger critique d'extinction » sur la liste rouge mondiale de l'UICN. Il est également classé « en danger critique d'extinction » sur la liste française depuis 2017. Il s'agit du dernier stade avant de considérer l'espèce comme « éteinte dans la nature ».

    Répartition

    Répartition du vison d'Europe - ONCFS
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    En Europe, l'aire de répartition du Vison d'Europe a diminué de 90% au cours du siècle dernier. Les populations sauvages résiduelles sont réparties localement en Russie, dans le Delta du Danube à la frontière de la Roumanie et de l'Ukraine, dans le nord de l'Espagne et en France. Une population de Vison d'Europe a aussi été réintroduite sur l'ile d'Hiiumaa en Estonie en 2000.

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    L'aire de répartition française de l'espèce s'étend sur 11 départements du Sud-Ouest soit un territoire deux fois moins vaste que celui occupé il y a encore vingt ans . À dire d'expert, la population française sauvage est estimée à moins de 250 individus.

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    Biologie et écologie

    Le Vison d'Europe est un petit carnivore au pelage brun foncé (avec des reflets pouvant être roussâtres) avec les pattes et la queue plus sombres. Il est caractérisé par une tache blanche sur les lèvres supérieure et inférieure. Les individus sauvages pèsent rarement plus d'un kilo et mesurent moins de 50 cm de long. Les mâles sont légèrement plus gros que les femelles.
    C'est une espèce semi-aquatique inféodée aux zones humides (étangs, marais, prairies humides) et aux bordures des cours d'eau, avec des mœurs plutôt crépusculaires à nocturnes. Il a besoin d'une végétation terrestre dense à proximité de la zone humide pour s'abriter ou se déplacer entre deux zones favorables. Le Vison d'Europe possède une territorialité intra sexuelle : mâles et femelles vivent en solitaire en général, et le territoire d'un mâle couvre celui d'une ou plusieurs femelles. Opportuniste, ce petit carnivore se nourrit principalement d'amphibiens, de petits mammifères, de poissons, de crustacés (écrevisses) et d'oiseaux.
    La durée de vie en nature du Vison d'Europe serait d'environ 5 ans. Il atteint sa maturité sexuelle vers l'âge d'un an et pourrait avoir une portée par an (en moyenne de 3 à 4 petits).

    Identification et critères de détermination

    La méconnaissance des critères d'identification fiables du Vison d'Europe, du Vison d'Amérique et du Putois d'Europe a probablement été à l'origine de la destruction d'individus par confusion.

    Distinction Vison d'Europe/Vison d'Amérique

    L'observation du pourtour des lèvres s'avère souvent suffisante. En effet, le Vison d'Europe présente une tache blanche symétrique sur les lèvres supérieure et inférieure tandis que chez le Vison d'Amérique, la tache n'est en général présente que sur le menton avec parfois quelques poils blancs sur la lèvre supérieure.

    Critère de distinction entre vison d'Europe et vison d'Amérique


    Distinction Vison d'Europe/Putois d'Europe

    Il est parfois délicat de différencier un Vison d'Europe d'un Putois d'Europe car ce dernier présente également une tache blanche sur les lèvres supérieure et inférieure. L'un des critères principaux est la présence d'un masque facial clair bien marqué et du bord des oreilles de couleur blanche chez le Putois, critères que l'on ne retrouve jamais chez le Vison d'Europe.
    Il arrive toutefois que certains Putois dits « mélaniques » (couleur noire due à une mutation génétique) ou de jeunes Putois, ne présentent pas ce masque facial. Dans ce cas, seule la couleur du poil de bourre (sous-poil ou duvet) est déterminante : le vison d'Europe a un poil de bourre brun-gris, tandis que celui du Putois est jaunâtre.

    Distinction Vison d'Europe/Putois d'Europe



    Principales menaces


    Perte d'habitat

    Au cours du 20ème siècle, plus de la moitié des zones humides a disparu (drainage, imperméabilisation, fragmentation etc.), tant au niveau européen qu'au niveau mondial. Cette régression des zones humides impacte les espèces qui les utilisent pour se nourrir, se reproduire et se reposer, dont le Vison d'Europe.

    Présence et expansion du Vison d'Amérique en milieu naturel

    Echappé principalement d'élevages de fourrure, il concurrence le Vison d'Europe en gagnant du terrain sur son territoire et en monopolisant les ressources (habitats et nourriture).

    Destruction accidentelle

    L'intensification du trafic routier et la densification des réseaux de transport sont responsables d'un nombre non négligeable de collisions mortelles.
    Les Visons d'Europe peuvent également se retrouver dans les cages utilisées pour piéger les espèces susceptibles d'occasionner des dégâts et être confondus avec le Vison d'Amérique et le Putois d'Europe. Enfin, la lutte chimique contre certains rongeurs (Campagnol terrestre, Campagnol des champs, etc.) se répercute dans la chaîne alimentaire et peut empoisonner leurs prédateurs.

    Maladies

    Le Vison d'Amérique et d'autres carnivores peuvent êtres vecteurs de maladies mortelles pour le Vison d'Europe, telles que la maladie de Carré ou la maladie Aléoutienne.


    Programmes de conservation

    Le premier Plan National d'Actions (1999 - 2003)

    L'impératif de conservation du Vison d'Europe a amené la France à mettre instaurer un premier plan national de restauration sur la période 1999 à 2003. Sa coordination nationale a été confiée au GREGE-ARPEN (Groupe de Recherche et d'Etude pour la Gestion de l'Environnement). Durant cette période, quatre principales actions ont été réalisées :

    • Campagnes de prospection du Vison d'Europe permettant de recueillir des informations sur la répartition de l'espèce ;
    • Identification des facteurs menaçant la population ;
    • Premières actions pour limiter l'impact de ces facteurs ;
    • Intégration du Vison d'Europe dans la politique Natura 2000.

    Le deuxième Plan National d'Actions (2007 - 2011)


    Doté de 4 objectifs spécifiques et de 74 actions, ce second plan a été coordonné par la DREAL Nouvelle-Aquitaine et animé par l'ONCFS.

    Les quatre objectifs spécifiques ont orienté les actions suivantes :

    • Mettre la conservation du Vison d'Europe au cœur des politiques publiques, notamment celles relatives à la gestion conservatoire des zones humides ;
    • Protéger le Vison in situ ;
    • Réaliser toutes les conditions nécessaires à la mise en œuvre d'un programme de renforcement/réintroduction de population ;
    • Développer l'animation et la communication du second plan national d'actions du Vison d'Europe.

    3 grands axes d'intervention prioritaires ont été privilégiés :

    • L'élevage et la réimplantation du Vison d'Europe sur des territoires de l'aire d'intervention du plan ;
    • L'adaptation des pratiques de piégeage (remplacement des pièges tuants) et de régulation des espèces déprédatrices (retrait de la Bromadiolone), et la lutte contre le Vison d'Amérique par un réseau de piégeurs spécialement formés ;
    • Le traitement des collisions routières.

    Le Plan national d'actions intermédiaire (2015 - 2019)

    En 2014, un programme d'actions prioritaires a été défini pour la période intermédiaire précédant la rédaction d'un troisième plan national d'actions. La DREAL Nouvelle-Aquitaine assure la coordination du programme, en lien avec l'ONCFS en charge de l'animation scientifique et technique et avec l'association Cistude Nature qui assure l'animation des réseaux de partenaires.

    Les efforts portent sur 3 actions principales :

    • La mise à jour des connaissances sur la répartition du Vison d'Europe grâce à un programme de prospections (mettre carte enquête VE) ciblées sur les secteurs de présence récente de l'espèce (après 2014), selon un protocole détaillé et appliqué de manière homogène sur toute la zone couverte ;
    • La poursuite de la lutte contre le Vison d'Amérique. Cette action vise à protéger les derniers territoires occupés par le Vison d'Europe de l'extension des populations de Visons d'Amérique. Cette stratégie coordonnée de surveillance et de lutte ciblée contre le Vison d'Amérique s'appuie sur un réseau de radeaux à empreintes ;
    • La mise en œuvre d'un élevage conservatoire de Vison d'Europe : Zoodyssée, propriété du Conseil départemental des Deux-Sèvres, a été retenu pour ce projet. L'élevage a ouvert ses portes en 2015. Un second centre accueille des individus pour la reproduction, il s'agit de la réserve zoologique de Calviac.

    En parallèle, d'autres missions sont également menées avec notamment :

    • La limitation des risques de mortalité par collision routière via des aménagements sur les ouvrages d'art et sections d'infrastructures linéaires, ciblés sur des secteurs prioritaires ;
    • La recherche de techniques innovantes pour l'identification du Vison d'Europe, du Vison d'Amérique et du Putois d'Europe ;
    • La veille quant à l'étanchéité des élevages de Vison d'Amérique en activité ;
    • Le partage des connaissances via des outils de communication à destination du grand public et des professionnels (posters, colloques, formations, film, etc.) ;
    • La coordination nationale des différents programmes visant cette espèce, ainsi que le partage de connaissance avec les partenaires européens.

    L'évaluation de ce plan servira de base pour la rédaction d'un troisième Plan national d'actions décennal.

    Enquête Vison d'Europe
    Cliquer sur l'image pour l'agrandir

    Le LIFE Vison d'Europe (2017 - 2022)

    Un programme européen, appelé LIFE VISON, a débuté en septembre 2017 avec pour objectif principal de sauver le Vison d'Europe dans un de ses derniers noyaux de population en France : le bassin de la Charente qui représente un secteur d'intervention stratégique et prioritaire pour la conservation du Vison d'Europe en France, car exempt de population établie de Vison d'Amérique. Le projet s'inscrit sur le périmètre de 8 sites Natura 2000, situés sur les départements de la Charente et de la Charente-Maritime. Coordonné par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) en partenariat avec le Groupe de Recherche et d'Etude pour la Gestion de l'Environnement (GREGE) et le Conseil Départemental de Charente-Maritime, ce programme est engagé sur 5 ans et répond aux menaces immédiates qui pèsent sur l'espèce : destruction, dégradation et fragmentation de l'habitat, concurrence avec le Vison d'Amérique et collisions routières. Financées à près de 75% par l'Europe, les actions prévues d'amélioration des connaissances sur la répartition, la biologie et l'écologie du Vison d'Europe serviront de base à la mise en œuvre fine d'actions de conservation : restauration d'habitats et de la continuité écologique du bassin, lutte contre les espèces exotiques envahissantes et protection des sites de reproduction.
    Pour en savoir plus sur le programme : www.lifevison.fr

    Le programme européen de conservation du Vison d'Europe ex-situ

    Toutes les populations sauvages connues de Vison d'Europe sont proches de l'extinction. De fait, une gestion conservatoire a été mise en place pour tenter d'enrayer la disparition définitive de l'espèce dans son milieu naturel. Ainsi, un programme européen pour les espèces menacées (ou EEP, de l'anglais European Endangered species Program) a vu le jour en 1991 afin de coordonner et standardiser les actions mises en place par les différents pays souhaitant s'impliquer dans la conservation ex-situ du Vison d'Europe (Estonie, Espagne, France, etc.).

    Actuellement, les objectifs principaux de ce programme sont :

    • Maintenir une métapopulation (c'est-à-dire un ensemble de populations à l'échelle de l'aire de répartition de l'espèce) présentant au moins 85% de la diversité génétique initiale dans les zoos européens et autres structures d'élevage, et ce pour 50 ans ;
    • Encourager et supporter toute action de réintroduction/création de population viable en Europe ;
    • Maintenir une cohérence et un renfort mutuel entre les actions de préservation in-situ et ex-situ ;
    • Sensibiliser les visiteurs du zoo à l'urgence de la situation du Vison d'Europe et aux dommages causés par les espèces envahissantes, dont le Vison d'Amérique ;
    • Soutenir la recherche sur la conservation du vison européen et encourager le public et les instituts de recherche à s'y impliquer,
    • Sensibiliser et pousser l'Union Européenne et les autres décideurs pour l'élaboration de législations et de politiques favorables au Vison d'Europe.

    Le parc animalier de Zoodyssée (79) et la Réserve zoologique de Calviac (24) ont rejoint le programme européen de conservation du Vison d'Europe et participent ainsi à la sauvegarde de l'espèce.

    Les autres actions menées en Europe en faveur du Vison d'Europe



    Au niveau européen, différents pays s'investissent en faveur de cette espèce. Ces différentes initiatives font l'objet d'une publication annuelle via une lettre d'information.

    Autres documents disponibles en téléchargement :

    Plaquette Vison d'Europe (PDF)
    Plaquette Vison d'Amérique (PDF)
    Plaquette Putois d'Europe (PDF)
    Note pour la prise en compte du Vison d'Europe par les aménageurs (PDF)
    1er Plan national d'actions (PDF)
    Bilan du 1er plan national d'actions (PDF)
    2nd Plan national d'actions (PDF)
    Plaquette 2nd Plan national d'actions (PDF)
    Plan national d'actions intermédiaire (PDF)
    Bilan des prospections 2017 (PDF)
    Bilan des prospections 2018 (PDF)

    European mink news 2018 - Lutreola 2018
    European mink news 2017 - Lutreola 2017

    Bibliographie


    • Plan de restauration national du Vison d'Europe 1999-2003. GREGE-ARPEN, 1999
    • GEREA - Deuxième plan national de restauration du Vison d'Europe 2007-2011. DIREN Aquitaine, 2007
    • ONCFS – Programme intermédiaire en faveur du Vison d'Europe 2014-2016. DREAL Aquitaine, 2013
    • European mink Long-term Management Plan. European Endangered Species Programme (EEP), 2017

    Pour en savoir plus

    Pour toute demande documentaire complémentaire, consultez les pages du service de documentation ou contactez le service par mail .


mardi 19 mars 2019

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